Bien choisir le sport de son enfant
Par Brigitte Tixier le 9 septembre 2011
Aider son enfant à choisir entre l’équitation, le judo ou l’escalade peut quelquefois virer à la prise de tête. Lionel Vialon, chef de projet à la direction des activités sportives UCPA, nous aide à passez le cap haut la main.
La première question que l’on se pose en général est à quel âge mon chérubin peut-il commencer une activité sportive ? Mais ne vous focalisez pas la-dessus parce que dans les clubs, il n’y a pas d’offre inappropriée à l’âge des enfants et suivant les activités, sa prise en compte est réelle. A noter toutefois que 6 ans est l’âge idéal pour débuter, ce que l’on propose pour les plus petits est de l’ordre de l’éveil.
Les bonnes questions à se poser pour bien choisir
- Que veux faire mon enfant ?
On sait depuis longtemps que le plaisir est l’un des moteurs essentiels de l’apprentissage. Donc pas question de le forcer à une pratique pour laquelle il n’éprouve pas d’intérêt. Il va abandonner très vite, faire la tête ou se faire mal.
- N’est-ce pas trop loin de la maison ?
Rien de pire que de s’apercevoir au bout de deux semaines que l’on passe tous ses mercredis en allers-retours, que ce n’est pas gérable et de craquer en privant « Chouchou » de son activité.
- Et enfin quelle est la qualité de l’offre ?
D’abord, les infrastructures et le matériel. Une petite visite sur les lieux donne tout de suite une idée de l’entretien des équipements.
Ensuite et surtout l’encadrement. Mal encadré ou pire, pas encadré du tout, l’enfant éprouvera des difficultés d’apprentissage. Un bon éducateur sportif motive les enfants, il est un gage de progrès et de sécurité. N’hésitez pas à faire marcher le bouche-à-oreille, les retours d’informations des autres parents sont très utiles.
Les clefs pour réussir son choix
Répétons que c’est l’attrait que l’enfant va éprouver pour une activité qui est en grande partie la garantie du succès.
Plutôt que de se dire « Mon enfant est timide, il faut qu’il fasse un sport collectif », ce qui n’est pas forcément la seule solution, on peut aussi penser à un sport individuel où il ne sera pas directement confronté au groupe. Si il s’y sent à l’aise, il va acquérir de la confiance en lui ce qui va l’aider à vaincre sa timidité. Il va également se faire ses copains. Et à propos de copains, si il a envie de faire du ping-pong parce son meilleur ami en fait, c’est aussi un bon élément de motivation.
Etre à l’écoute mais aussi savoir insister
Il y a des phases dans l’apprentissage qui sont plus difficiles que d’autres. L’enfant va y être confronté. Il peut avoir envie à ce moment-là d’arrêter. Il faut le soutenir et l’encourager à persévérer.
Si il veut arrêter, la première chose à faire bien sûr est d’en discuter avec lui. Mais les enfants ont souvent du mal à donner des explications. Ensuite allez voir le moniteur. Il y a peut-être un problème d’un autre ordre que celui de l’apprentissage. Et si vraiment il persiste dans son refus, n’insistez pas et essayez de voir avec lui ce qui pourrait lui convenir ultérieurement.
En résumé, une activité sportive n’a pas de qualités intrinsèques, toutes les activités ont un intérêt si l’on a envie d’en faire, mais en revanche elles peuvent êtres néfastes si elles sont mal encadrées.
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2 commentaires pour :
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Il est assez difficile de choisir un sport pour son enfant. Il est vrai qu’il faut prendre en compte l’envie de son enfant, mais l’envie de l’enfant n’est pas forcément compatible avec le salaire des parents ou même l’emploi du temps, si le club se trouve à plusieurs kilometres ! Mon fils ainé de 12 ans fait du football. ça a été une volonté de sa part, et fort heureusement pour nous, les clubs de foot sont nombreux et l’inscription + le matériel reste tout à fait accessible. Il est content de retrouver ses copains et de partager avec une activité.
Ma fille de 10 ans quant à elle à souhaité faire de l’équitation. … C’est un sport qui coute relativement cher (inscription + matériel) et les horaires ne sont pas forcément les meilleurs pour mon mari et moi qui travaillont le mercredi après midi !
On a donc couper la poire en 2 et l’amenons faire des leçon de cheval le samedi en début d’après midi 2 fois par mois ( afin que cela reste dans notre budget). Nous l’avvons cependant aussi amener assister à des séance de sports ( judo, baskets, etc…) mais rien n’y fait, et nous ne pouvions pas la forcer à faire un sport qu’elle n’aime pas !
Ma grande fait de l’équitation depuis un an et de la natation, cette année elle souhaite continuer l’équitation car elle est passionnée par les chevaux et veut être vétérinaire. Elle fera aussi du tir à l’arc/sarbacane et du Djembé. Pour la petite, plus d’équitation mais encore plus de natation, elle va intégrer une école de natation ainsi que des cours de dessin ( arts plastiques) et du Djembé avec sa grande sœur !!!Je trouve importante qu’elles puissent partager une activité ensemble, elles ont sept ans d’écart, cela leur permet de mieux communiquer !!!