Le burn-out maternel : en souffrez-vous et comment en sortir ?
Par Marie-Charlotte CLERF le 2 novembre 2011

Qu’est-ce que le « burn-out maternel » ? Est-il possible d’éviter d’en souffrir ? Quelles sont les précautions à prendre ? Comment se faire aider ? Voici quelques trucs simples et faciles à mettre en œuvre pour passer une année en restant sereine !
Qu’est-ce que le burn-out maternel ?
Le burn-out, c’est l’étape qui précède la dépression : on n’en peut plus… On a envie d’agir, mais on n’y arrive plus… C’est le « ras-le-bol » qui arrive sans crier gare… Les crises de colère sans raison ou les maux de tête (ou de ventre) qui ne vous quittent plus.
Ce « syndrome d’épuisement professionnel » se développe surtout chez les personnes dont l’engagement bénévole est important, qui reçoivent peu de reconnaissance pour le travail effectué ou ont une image idéalisée du rôle qu’elles devraient tenir… Description parfaite des mamans !
Sujet tabou il y a peu, on commence -enfin- dans les milieux médicaux à reconnaitre la réalité du burn-out maternel… Et l’on constate que le nombre de « cas déclarés » est exponentiel… Pas étonnant quand on sait le mal que les mères de famille se donnent pour tout gérer… Sans aucune reconnaissance sociale, financière… Et sans temps mort ! Qui parmi vous ne s’est pas dit un jour « j’en ai assez ! Personne ne voit tout ce que je fais, personne ne me dit merci ou bravo… » ?
Mieux vaut prévenir que guérir
Puisque l’année démarre à peine, vous allez pouvoir vous organiser pour penser (un peu) à vous… Car c’est le remède pour ne pas sombrer !
Faites le calcul : sur une semaine normale, combien de temps vous occupez-vous de vous pour votre plaisir ? Je ne parle pas des trajets, du travail, de la préparation des repas, du ménage, du suivi des devoirs, de l’écoute de votre conjoint et de vos enfants, ni du temps de sommeil ou du temps passé dans la salle-de-bains à vous maquiller. Je vous parle de loisirs, de plaisir SANS AUTRE BUT que de vous faire du bien ? Une heure ? Moins ? Légèrement plus ? Une heure dans une semaine qui en compte 168, est-ce suffisant ?
Bien sûr vos agendas sont surchargés… Cependant vous arrivez toujours à trouver du temps pour les imprévus : Emmener bébé chez le médecin ou consoler grande fille de ses malheurs… Le temps, ça se trouve quand on en a besoin. Et je vous assure que vous avez besoin de temps POUR VOUS ! Le meilleur moyen pour cela, c’est de choisir au moins une heure par semaine, mais plus si vous le pouvez -une heure par jour étant idéal- et de noter cette heure dans votre agenda comme « occupée » : au même titre que vous savez que tous les jeudis de 17 à 18H, votre fils a judo, vous saurez que tous les lundi, vous êtes prise de telle heure à telle heure… Pour vous occuper de vous !
Prendre du temps pour soi, c’est bien, mais pour quoi faire ?
Tout dépend de ce que vous aimez et de vos moyens ! vous aimez lire ? Allez à la bibliothèque ! Vous aimez lire ET voir des amies : organisez une bibliothèque tournante où chacune apporte un livre qu’elle a aimé ; vous aimez faire du sport mais n’avez pas d’argent : faites du jogging ou de la marche ; vous aimez ne rien faire : faites une sieste !
N’oubliez pas : si vous ne vous traitez pas « en 1ère classe », personne d’autre que vous ne le fera : ni votre conjoint, ni vos enfants, ni votre patron, ni vos amis… Vous êtes la seule à pouvoir vous faire du bien !
Soyez moins exigeante avec vous-même
Commencez par vous demander « où se cache mon désir de perfection ? » (toutes les femmes en ont !) : Dans l’éducation des enfants ? Dans l’image qu’ils renvoient aux autres ? Dans mon travail ? Dans mon ménage ? Dans l’organisation des repas ?…
Une fois trouvé votre « marotte », demandez-vous comment vous pouvez baisser d’un cran votre niveau d’exigence : Serez-vous une mauvaise mère si vous passez d’un bain tous les jours à un tous les deux jours ? Est-ce que vos enfants risquent l’obésité si une fois par semaine vous vous autorisez un repas « off » : par exemple le dimanche soir, chacun se sert dans le frigo. Votre emploi est-il en péril si vous partez plus tôt une fois par semaine ? Votre logement ressemble-t-il vraiment à un capharnaüm si vous passez l’aspirateur une fois de moins dans la semaine ?
Bien sur que non ! Pour vous aider à en prendre conscience, pensez priorité : 3 grains de poussière sont-ils plus importants que moi ? Que vivra ma famille si je fais un burn-out ?
Et si vous craquez ?
La seule solution : Demander de l’aide ! Vous avez des complexes ? L’amie qui prendra votre fils une fois par semaine à la sortie de l’école pour que vous puissiez faire du sport, sera ravie si vous gardez sa fille pendant 8 jours pour qu’elle puisse partir « en amoureux » !
Vos parents sont loin ? ils seront peut être enchantés de venir passer quelques jours chez vous… Ou de prendre l’un de vos enfants chez eux, le temps que vous vous reposiez !
Vos enfants ont des parrain et marraine ou des oncles et tantes ? Ils seront heureux de passer du temps avec vos enfants en les emmenant se promener pendant une journée… Ou plus !
Et si malgré tout vous avez des complexes à demander des services gratuits, demandez-vous comment déléguer certaines des tâches qui vous incombent : faire repasser son linge une fois par semaine ou prendre une femme de ménage de temps en temps grèvera-t-il votre budget de manière dramatique ? Et si oui, comment assumer cette dépense ? Quelles économies la famille peut-elle faire pour vous permettre de vous sentir bien ?
Car n’oubliez pas : la mère est le pilier central de la famille, si vous n’allez pas bien, c’est toute votre famille qui souffrira !
Et en cas de crise pensez à faire de grandes respirations abdominales pendant au moins 3 minutes : cela diminue le taux de cortisol (hormone du stress), augmente le taux de DHEA (hormone qui ralentit le vieillissement), augmente les défenses immunitaires !
Alors pensez à vous, car vous le valez bien !
Thérapeute Vittoz certifiée, coach certifiée en développement personnel, formatrice parentale. Elle a créé « MC2 coach-famille » pour aider les parents à améliorer leur vie de famille. Ses spécialités : accompagner chaque membre de la famille à trouver sa juste place, faire progresser la communication et les relations parents / enfants et enfants entre eux , favoriser la prise de conscience de ses points forts et des points d’amélioration possibles, aider à sortir d’un burn-out familial ou d’une dépression, se sentir utile et plein d’énergie, tout en ayant le temps de s’ occuper de soi-même…
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contact@coach-famille.fr – 06 60 87 20 35
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Burn out: c’est moi! 4 filles de 2 à16 ans, tout le travail d’une maison, du bénévolat en +, longue fatigue hivernale stoppée avec de la cortisone, mais depuis je continue à couler lentement et sûrement, je bosi (même pas en cachette) je me fais peur; tout le monde s’en fiche si je reste opérationnelle (couches, balai, casseroles etc)
J’ai découvert la notion de burn out, et je ne sais pas si c’est par quoi je suis passée, ou je passe encore ?! Je n’ai absolument personne dans mon entourage qui puisse complètement me comprendre, car mes amis sur place ne sont pas maman et ma mère me dit toujours « pour moi aussi c’était pas facile », elle ramène toujours tout à elle, et de toute façon elle ne s’en rend même pas compte quand je vais mal.
Merci de contacter Marie-Charlotte Clerf directement via son site ou via notre forum dans la rubrique expert où elle répond à toutes vos questions, et où d’autres parents pourront vous apporter eux aussi conseils et soutien.
Bon courage à vous !
bonjour, merci d’avoir répondu si rapidement.Votre première phrase m’a fait bizarrement du bien…. enfin quelqu’un qui me dit qu’il ressent ma souffrance , juste en lisant mes quelques paroles!j’en ai parlé à ma mère qui me comprend, mais qui reste impuissante. Mais elle est à mon écoute. J’ai un petit ami qui m’écoute , mais plus ça va plus j’ai l’impression qu’il fuit, car il ne me reconnait pas!J’aimerai pouvoir relativiser, sachant que des milliers de personnes souffrent pour des choses plus graves, mais en vain.voici mon histoire, je me suis mariée à 19 ans, aujourd’hui j’en ai 36, j’ai eu mon fils cette même année,j’ai passé mes premieres annees de mariage avec un mari qui « trainé » dans les bars quasi tous les soirs, et lorsque il rentré au petit matin il me battait, il avait un problème avec l’alcool.C’est un homme qui était tantôt trés gentil tantôt trés méchant » mi ange mi démon »! J’ai fais une tentative de suicide un an aprés notre mariage,à mon reveil je m’en suis voulu énormément d’avoir agit ainsi avec lâcheté, je pensais à mon fils à ce qu’il serait devenu sans moi! Au bout de cinq ans les choses se sont un petit peu apaisées,j’ai eu envie d’un autre enfant,j’ai eu ma fille. tout allé mieux les colères de mon mari s’espaçaient,nous avons construit une trés belle maison que j’ai dessiné moi même et mon mari c’est installé a son compte dont je m’occupé à mi temps(facture devis, tva…) et l’autre mi temps coiffeuse.Avec l’entreprise les colères revenaient de plus en plus souvent, avec des violences verbales, il me rabaissait sans arrêt, et parfois physiques, ou tout simplement casser des choses à la maison et tous ça devant les enfants… jusqu’au jours ou mes enfants m’ont dis » ça suffis là de te plaindre on a cas partir, et tu divorce! »au bout de 15 et demi g eu le déclic de divorcer pour mes enfants!je me suis retrouvé chez ma mère 6 mois avec mes enfants le temps de trouver un logement,une voiture et des meubles car il ne m’a rien laissé, heureusement j’etais entouré par ma mere qui m’a beaucoup aidée et une amie qui m’a preté des meubles.Aujourd’hui je suis fière de ma décision mais j’ai perdu toute confiance en moi,on a perdu la maison qui a etait vendu par un liquidateur judiciaire, mon ex mari ne travail pas( pas de pension)il n’est pas présent pour l’education des enfants , ne les prend pas tous les quinzes jours comme il se doit(jamais pendant les vacances) les enfants en souffrent car ça reste leur père et qu’ils l’aiment malgrés tous, même s’il a etais suite au divorce agressif envers eux,violence,menace avec un fusil envers ma fille et moi, mes enfants lui pardonne!tout allé bien jusqu’au jour ou mon fils a perdu son apprentissage a cause de de mon ex mari, qui avait encore une fois trop bu, il a insulté et menacé l’employeur! Nous, nous avons l’habitude de tous ça, mais les personnes exterieurs, elles ne le supportent pas, d’ou la rupture du contrat.Pourtant nous nous sommes sacrifiés mes enfants et moi pour se travail, levées trés tot pour faire 45 mn de trajet pour amener mon fils au travail, et 45mn retour pour amener ma fille a l’école ! le soir idem.mais tout allé bien même si je n’avais que le dimanche pour dormir un peu plus.Et là badaboum!!!! je n’ai plus envie de me battre,plus motivée à sortir,je sent que je vais pas m’en sortir financièrement,je travail a 3/4 temps,entre les factures, les saisies sur salaire des impots de la maison dont mon ex n’a pas réglé.Plus mon fils qui n’est pas bien et veut partir de la maison… c’est plus supportable pour moi, je ne supporte plus rien, je m’en veux,d’être soulagée quand je suis seule sans les enfants,car quand ils sont là je ne supporte rien! je me venge en nettoyant sans arrêt ma maison,la seule chose dont j’ai envie, là au moins je voie le résulta de ma tâche…je me booste ou plutot ma fille me booste a aller a la danse car nous y sommes inscrite toutes les deux… mais toute démarche est devenue une corvée… plus envie de rien , plus envie de rire…sauf au travail…
j’ecrit car ma mére m’a dis: » prend une feuille et écrit tous ce qui te passe par la tête tu vas voir ça fait du bien » et je veux m’en sortir, je veux à nouveau continué à aimé sainement mes enfants, et mon petit ami avec qui j’ai passé des moments formidables, des moments de fou rire et qui c’est tellement donné pour moi!!
Je suis consciente de ne plus me reconnaitre, et je pense que je vais suivre vos conseils, et commencer a aller voir mon medecin, qui me conseillera. merci a vous de m’avoir lu.
bonjour,
j’entends beaucoup de souffrance dans votre témoignage… et il y a de quoi : deux enfants ados, un ex-conjoint qui va à l’encontre de ce que vous tentez d’inculquer à vos enfants, qui n’est manifestement pas présent financièrement non plus. Vous vous inquiétez pour vos enfants, sans doute pour vous, et vous n’arrivez plus à gérer vos émotions.
Avez vous un lieu ou parler de tout cela ? un parent ou un(e) ami(e qui saurait vous écouter sans vous juger, sans vous conseiller.. mais vous écouter. Car déjà si vous pouviez déposer votre fardeau auprès d’une oreille attentive, cela pourrait vous être d’une grande aide. A défaut d’oreille attentive dans vos proches, vous serait il possible de vous faire aider par un professionnel de la relation d’aide (thérapeute, psychologue, médecin…)? Si vous n’osez pas à cause de problèmes financiers ou que vous ne savez pas vers qui vous tourner, sachez que la majorité des thérapeutes ou psy sont à l’écoute et cherchent une solution convenant aux deux parties. Demandez autour de vous aussi qui connait quelqu’un de confiance ? Lorsque le corps va mal, on se tourne vers un médecin. Quand c’est l’esprit qui n’est pas bien, il est normal de se tourner vers un professionnel ! Il existe aussi un autre moyen : si vous avez une religion, la plupart des curés, rabbins… sont très à même d’écouter votre souffrance. Ils sauront également certainement vous diriger vers une personne de confiance si c’est nécessaire.
Dans tous les cas, il est important que vous ne restiez pas ainsi avec cette souffrance lourde qui vous empêche de remonter la pente.
Vous pouvez aussi m’envoyer un message par le biais de mon site en m’indiquant l’endroit où vous vivez, et je pourrai vous donner alors les coordonnées des thérapeutes de la méthode psychosensorielle que je pratique, la méthode Vittoz.
Bon courage à vous
bonjour, je ne connaissais pas le « burn out » g l’impression de me reconnaitre dans tous les symptômes, juste que contrairement aux témoignages, je n’ai que deux enfants et pas en trés jeune age, 11 ans et 17 ans.je suis en instance de divorce depuis 2 ans, un père pas present que se soit financier et relationnel( au contraire toujours en contradiction avec mes decisions educatives! et je suis tombée en « deprime » apres que mon fils de 17 ans est perdu son apprentissage il y a un mois a cause de son pere qui a menacé son employeur suite a ça il a prefere rompre le contrat.depuiis je lui crie souvent dessus, lui repproche de ne faire aucun effort, je n’ai plus de motivation envie de pleurer regulierement je me vange sur le menage et me met dans des etat coleriques lorsque c’est sale, j’ai l’impression d’etre seule et perd la confiance en moi bref g l’impression d’avoir tout rater…. pouvez vous m’eclairer? une maman qui a besoin d’aide.