Jeux dangereux : l’école se mobilise avec l’association SOS Benjamin
Par Nathalie Brunissen le 15 septembre 2009
12 % des enfants entre 7 à 17 ans* ont déjà participé à des jeux dangereux, le plus souvent à l’école.
On classe ces jeux en deux catégories : les jeux de strangulation et les jeux d’attaque. Les plus connus et les plus pratiqués étant le » jeu du foulard « , le » jeu du pendu » et « action, » chiche ou vérité « .
Si ces pratiques sont principalement observées en primaire et au collège, certains enfants s’y adonnent dès la maternelle. Quand on apprend que 26 % des enfants entre 7 et 17 ans se sont déjà vus proposer un jeu dangereux et que 12 % ont accepté d’y participer, on est déjà très inquiet. Quand en plus on sait que 13 % des enfants n’ont pas conscience de la dangerosité de ces jeux, on s’affole.
Que fait donc l’école pour sensibiliser ses élèves au danger de ces pratiques ? Pas grand chose jusqu’ici. Un document diffusé auprès des recteurs d’académie en 2006 n’a eu que peu de retombées sur le terrain.
Grâce à l’association SOS Benjamin, les choses devraient enfin bouger dès la rentrée 2009. Pour la première fois une circulaire stipule que le phénomène des jeux dangereux doit faire l’objet d’une vigilance particulière au sein des établissements, et prévoit des actions de prévention et de sensibilisation auprès des parents et du personnel éducatif.
Un parent sur trois pense que son enfant pourrait très bien se laisser entraîner dans des jeux dangereux. Parlez-en avec lui pour éviter des drames stupides qui malheureusement n’arrivent pas qu’aux autres.
*source : enquête TNS Sofres 2007
Association SOS Benjamin
BP – 133
89101 Sens Cedex
www.jeuxdangereux.fr
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