10 pistes pour améliorer l’intégration des enfants handicapés à l’école 

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intégration des enfants handicapés à l'école

Si les gouvernements qui se sont succédé en ont un fait chantier prioritaire, il est toujours difficile pour les élèves en situation de handicap de trouver pleinement leur place dans l’univers scolaire. Zoom sur les sillons à creuser pour le rendre plus inclusif. 

Depuis le 15 décembre 2010, le droit à l’éducation des enfants handicapés a été érigé, via une ordonnance du Conseil d’Etat, au rang de liberté fondamentale. Or, si les choses ont beaucoup évolué (le nombre d’élèves handicapés en milieu ordinaire ayant triplé depuis 2006, passant de 118 000 à 338 0000), rares sont ceux, parmi eux, à avoir la chance de pouvoir bénéficier de l’accompagnement humain et matériel qui leur correspond parfaitement. En attendant que la loi sur l’Ecole de la Confiance votée en juillet dernier ( qui prévoit un statut amélioré pour les accompagnants, une formation renforcée pour ceux-ci et qui institue le principe des pôles inclusifs d’accompagnement localisés, les Pial, qui feront travailler de manière concertée et cohérente les différents protagonistes -professeurs, auxiliaires et ATSEM- qui sont amenés à intervenir autour des enfants handicapés ) se concrétise dans les faits, certains axes de réflexion mériteraient d’être davantage explorés.

Idée n°1 : Simplifier les démarches administratives

Pour les parents des enfants handicapés, l’accès à la scolarité ne s’obtient qu’au terme d’un véritable parcours du combattant émaillé de multiples formalités administratives qui se juxtaposent les unes aux autres. Un cursus long et éprouvant qui vient s’ajouter à la difficulté de gérer le handicap au quotidien. A quand des moyens plus importants investis dans l’embauche de personnel pour les Maisons Départementales des Personnes Handicapés, censées être « le guichet » unique qui (devrait) leur permettre de faire leurs démarches rapidement ?

Idée n°2 : Favoriser plus encore la scolarité en école ordinaire

Quand elle est compatible avec les compétences de l’enfant handicapé et avec les soins que son état nécessite, la scolarisation dans un établissement classique est souhaitable car elle lui permet de s’inscrire dans un processus de « normalisation » sociale, combat parfois son sentiment d’être stigmatisé ou mis à part. A défaut de pouvoir entrer une classe ordinaire, être dans une classe spécialisée dans un établissement traditionnel est souvent préférable au fait d’être dans un établissement médico-social

Idée n°3 : Renforcer la prise en compte du handicap dans la formation initiale des enseignants

S’il existe des postes spécialisés, les enseignants-ressources, concevant et délivrant des formations pour les enseignants recevant des élèves en situation de handicap et des enseignants-référents qui coordonnent la scolarisation des élèves en situation de handicap, le professeur de base, de la maternelle au lycée, est encore trop peu sensibilisé aux différents handicaps, même si cette dimension fait partie du programme des ESPE.

Idée n°4 : Ne pas négliger la sphère péri-scolaire

Aménager les locaux de l’école en elle-même est capital pour qu’elle puisse accueillir les enfants « à besoins éducatifs spécifiques ». Mais leur intégration passe également par le fait de prévoir des activités en dehors de l’enceinte de l’établissement qui ne sont pas excluantes pour eux. Pour les handicapés moteurs, il faut veiller par exemple à ce que les sorties au théâtre, au concert et autres puissent être réalisés dans des endroits équipés de rampes et/ ou d’ascenseurs.

Idée n°5 : Bien cerner les contours du rôle des accompagnants

Les auxiliaires de vie scolaires (AVS) et les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) se révèlent indispensables pour les aider à s’acquitter de certaines tâches afin qu’ils ne soient pas ralentis dans leurs apprentissages, pour les encourager dans leurs échanges avec les autres enfants et assurer leur confort et leur sécurité. Mais leurs interventions doivent soigneusement évaluées afin qu’elles ne brident pas non plus le développement des capacités d’autonomie de ceux-ci.

Idée n°6 : Investir davantage sur les outils numériques

L’informatique représente une vraie chance pour les enfants handicapés. De plus en plus d’outils existent pour compenser leurs déficits cognitifs ou moteurs : des logiciels pour faciliter l’écriture chez les dyspraxiques, des navigateurs spécialement conçus pour ceux qui sont atteints de troubles du spectre autistique, des ordinateurs à commande vocale pour les tétraplégiques, des systèmes d’ultra-grossissement pour les mal-voyants etc. Reste à en équiper beaucoup plus largement l’Education Nationale.

Idée n°7 : Insérer la notion de handicap dans le règlement intérieur des établissements

Si ce type de texte énonce des principes très généraux, notamment ceux qui concernent le devoir de tolérance et de respect d’autrui, il n’examine pas en détail -sauf exception- la question du handicap. Il pourrait être salutaire pour les directeurs d’établissements d’y énoncer plus clairement ce qui est attendu sur ce point  : exigences de non-discrimination, de solidarité, d’entraide envers les élèves handicapés.

Idée n°8 : Sensibiliser largement les représentants des parents d’élèves

De la même façon, il serait utile de favoriser les interactions entre les familles concernées par le handicap et les parents d’élèves qui les représentent au sein de l’établissement scolaire. Difficile d’alerter la communauté enseignante concernant les attentes et besoins spécifiques de ce type d’enfant si on ne maîtrise pas soi-même ce genre de problématique..

Idée n°9 : Faire de la compréhension du handicap un fil rouge de la vie de classe

Auprès des plus petits chez qui les discours ne sont pas forcément efficaces, certaines séquences ciblées mises en place par les enseignants, tel que de porter un bandeau sur les yeux pendant un laps de temps donné ou de faire ses activités avec une seule main, peuvent leur faire prendre conscience des difficultés que doivent surmonter un enfant handicapé. La lecture de certains albums jeunesse ( « Timothée, un élève différent » « Mimi l’oreille », « Un petit frère pas comme les autres »  etc..) est aussi un bon vecteur.

Lire aussi : Des livres pour sensibiliser les enfants au handicap

Idée n°10 : Favoriser le travail collaboratif entre les élèves

Pour installer une synergie dans une classe comprenant un enfant handicapé, la solution peut être d’établir une sorte de tutorat « tournant » qui serait assumé à tout du rôle par les élèves les plus matures et les plus en avance dans leurs acquisitions.

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