
Le saviez-vous ? C’est en Italie du Nord, au coeur de la Vénétie, que se trouve la plus grande station thermale d’Europe ! Une bonne raison d’y programmer une parenthèse bien-être… mais ce n’est pas la seule : voici nos cinq bonus d’un séjour à Abano Terme, à faire en duo pour requinquer à la fois votre santé et votre libido, dans les eaux euganéennes du bel hôtel Metropole !
Abano Terme, la plus grande station thermale d’Europe
Selon la légende, les eaux d’Abano devinrent chaudes lorsque Phaéton, fils d’Helios (le dieu du soleil) y tomba. Et dès lors, selon la tradition romaine, elles furent dédiées à Retia, une déesse guérisseuse, maîtresse de la nature. Le nom de la ville dérive quant à lui de celui du dieu Aponus, divinité romaine protectrice des sources thermales.
C’est dire si la réputation de ces dernières, prenant leur source dans les monts euganéens, qui sont des volcans éteints, est ancienne. Mais après l’arrivée du christianisme, les thermes d’Abano, liés au culte des dieux païens, avaient sombré dans l’oubli… avant de redevenir très à la mode sous la République de Venise, se faisant lieu de rencontre de poètes et d’artistes – dont le célèbre Petrarque, dont un bourg voisin porte le nom.
Aujourd’hui, Abano vit de cette eau qui, éthymologiquement, « enlève la douleur », et qui coule à flot dans plus de 50 hôtels réunis dans un parc thermal, voués aux soins et au bien-être. Nous avons choisi de vous présenter le Métropole, qui sait unir deux savoirs ancestraux, celui du thermalisme européen… et de l’Ayurveda indien : voici donc cinq bonnes raisons d’aller s’y délasser, au coeur de la plus grande et ancienne station thermale d’Europe.
1- Pour s’offrir une parenthèse de luxe accessible à l’Hôtel Metropole
L’Hôtel Metropole appartient au groupe GB Therme Hôtels, créé dans les années 70 par Aldo Borile et aujourd’hui géré par ses enfants : pas moins de cinq établissements, dont trois 5 étoiles, sur la cinquantaine que compte la ville.
Le plus spectaculaire, avec ses cinq piscines, est le Metropole : plus qu’un hôtel, c’est un complexe thermal de luxe (classé 4 étoiles), mais ses prix restent plus accessibles que ses équivalents français. Les cinq bassins thermaux, dont un intérieur et quatre dans le splendide parc, planté d’essences méditerranéennes et exotiques, composent une véritable oasis de bien-être. Une piscine d’eau douce est consacrée à la natation, les autres permettent de profiter des bienfaits de ces sources thermales riches en sel, brome, iode, et reconnues pour leurs vertus anti-inflammatoires, dans les bassins, jaccuzzis et parcours d’hydromassage à ciel ouvert. On y propose même des cours d’aquagym.


Et ce bonheur de faire trempette dehors est assuré pratiquement à l’année, dans ce climat doux et agréable où l’automne met longtemps à froidir, et où le printemps arrive tôt.
Si vous venez à deux, mais qu’un seul souhaite faire une cure, aucun problème : les infrastructures de l’hôtel permettront à l’accompagnant de nager, se détendre dans l’eau et se délasser sur les chaises longues du parc, mais aussi faire du tennis, du minigolf, voire des séances de yoga, sans sortir de l’hôtel.
2- Pour découvrir son « dosha » avec un « maestro »
L’Hôtel Metropole propose à ceux qui le souhaitent un parcours de soins original, associant consultation de médecine classique et consultation auyrvédique, soins thermaux à base d’eau ou de boues locales… et soins orientaux qui se basent sur votre « dasha » : êtes-vous Pitta, Kapha ou Vata ? Vous le saurez après l’entrevue avec Amadio Bianchi. Président du Mouvement Mondial pour le Yoga et l’Ayurveda, figure internationale reconnue, celui que tous ici appellent respectueusement « maestro » vient régulièrement prodiguer au Métropole ses consultations de médecine holistique et ses cours de yoga.
Son but est de vous aider à harmoniser vos énergies vitales, définies selon des principes vieux de 5000 ans : si vous êtes plutôt Vata, le vent, il vous faudra des soins réchauffants ; plutôt Pitta, le feu, des soins rafraîchissants ; et si votre profil est Kapha, la terre, vous aurez besoin de soins drainants, asséchants.
La consultation, très fouillée, évoque plutôt l’entrevue avec un psy, medium, voire voyant, que celle avec un « vrai » médecin, mais quoi qu’il en soit… elle vous emplit de bien-être par la seule grâce de la personnalité charismatique et apaisante d’Amadeo ! Il vous donne des conseils globaux d’hygiène de vie, alimentation, repos, sport, entretien de votre peau, puis « prescrit » les soins qui vous seront le mieux adaptés.
Dans tous les cas, vous commencerez par l’Udwartana, fabuleux gommage ayurvédique détoxifiant qui prépare le corps pour tous les soins à venir, à l’aide d’huiles, épices, herbes, choisies en fonction de votre « dasha ». Il se termine par un bain de vapeur sous un petit dôme qu’on installe au-dessus de vous, comme une tente. Tout aussi spectaculaire, le dernier soin de votre programme sera l’élixir Shirodara, durant lequel un filet continu d’huile tiède baigne votre front à l’endroit du « troisième oeil ».
3- Pour fusionner les pouvoirs préventifs de la médecine indienne et des eaux « hyperthermales »
La vision globale, holistique, de la médecine traditionnelle indienne, s’associe finalement très bien avec les principes également millénaires du thermalisme, axés eux aussi sur la prévention, le bien-être et l’équilibre du corps. Ici, depuis toujours, on se soigne… pour éviter de tomber malade !
D’abord grâce à la détente et la régénération des tissus, dans une eau concentrée en sels minéraux (5 à 6 grammes par litre !). Ensuite, grâce à ces boues uniques, maturées deux à six mois, infusant lentement dans des bassins de pierre. Elles sont savamment récupérées sur les berges des lacs voisins d’Arquà et Lispida, triées, filtrées, mélangées, surveillées tout au long de leur maturation par des spécialistes diplômés (des formations reconnues par l’État, qui n’existent qu’en Italie, sont nécessaires pour devenir « portafango », littéralement, « porteur de boue », et « fanghino », celui qui mélange et prépare la boue pour l’application !)
Les boues elles-mêmes sont d’ailleurs reconnues par le ministère de la Santé italien pour leur action dite « hyperthermale », processus ancestral validé scientifiquement et breveté depuis 2013. Durant le processus de maturation, les micro-organismes qui se développent modifient la structure chimique des boues, l’enrichissant et lui conférant d’exceptionnelles propriétés antiflammatoires, antioxydantes et immunostimulantes. Les laboratoires de l’université de Padoue et du Centre d’études thermales Pietro d’Abano, notamment, ont démontré que ces boues maturées, qui participent à la prévention de nombreuses affections (rhumatismales, dermatologiques, respiratoires) ont des pouvoirs anti inflammatoires aussi efficaces que la cortisone ! Et de façon bien plus naturelle…
4- Pour la dolce vita à l’italienne… avec une pincée d’épices !
Oubliez cette tristesse diffuse qui nimbe trop souvent les petites villes thermales françaises, encroûtées dans un passé prestigieux mais lointain, engluées dans leur réputation de villégiature ennuyeuse pour buveurs d’eau cacochymes. Ici, vous êtes en Italie… les thermes, c’est d’abord un art de vivre, entre dolce vita et bonne table !
Les immenses buffets de l’Hôtel Metropole croulent sous les délices transalpins, complétés par une carte de primi et secondi piatti à se damner. Sans oublier les excellents vins de Vénétie, du Piemont ou du Frioùl – mais bien sûr, vous trouverez aussi des vins de toute l’Italie, ou d’autres pays dont la France. A l’heure du déjeuner, sur la longue terrasse qui s’abrite sous les tonnelles voisinant la première des piscines, vous pouvez déguster de fameuses pizzas, cuites au feu de bois, au Grill Delphinius. A l’heure non moins sacrée de l’aperitivo, vous irez siroter un spritz, entre palmiers et pins, devant la plus grande des piscines, au fond du parc.
Et une fois par semaine, honneur à l’Inde, mais cette fois… en cuisine : sous les lustres dorés du restaurant Tina, le buffet embaume le curry, les samoussas et les dahls succulents concurrencent la pasta… L’un des chefs du Tina est indien, et sait allier le meilleur de ces deux excellentes gastronomies dans ce « dîner fusion » hebdomadaire, qui remporte toujours un grand succès.
Après le repas, un spectacle de remarquables danseurs et jongleurs indiens anime la douceur du soir, qu’on apprécie sur la terrasse, dans une ambiance très conviviale.
5- Pour découvrir les monts euganéens, la ville de Petrarque… et Padoue
Tout autour de l’Hôtel Metropole s’étagent les rondeurs des anciens petits volcans couverts de forêts, de vignes et d’oliviers. Il faut visiter cette région riche en excursions et en bienfaits : on vous propose de suivre d’alléchants parcours qui combinent les découvertes oenologiques et oléicoles, dans les belles propriétés environnantes.
Le vin blanc, notamment, profite de la minéralité volcanique des sols pour acquérir un caractère bien particulier, certifié par une AOP des « collines euganéennes ». Et les oliveraies, de petite taille sur les parcelles escarpées, offrent des productions limitées et de qualité, souvent bios, comme celle du Frantoio Valnogaredo, depuis 200 ans et quatre générations (accueil, visite et dégustation mémorables, autour de cette huile primée comme « la meilleure du Nord Est de l’Italie » !)
A découvrir aussi, l’incroyable château de Catajo, avec ses 400 pièces et son parc magnifique. Datant du 16ème siècle, il témoigne de l’ancienne puissance des familles vénitiennes. Tout près du château, vous pourrez faire un tour de la jolie petite ville de Battaglio Terme en canot, avant d’aller visiter Acqua Petrarca, où est mort le poète qui a donné son nom au lieu. Pittoresque, le bourg compte parmi les « plus beaux villages d’Italie », et arbore sur sa placette, devant l’église, le majestueux tombeau de Pétrarque. Visitez aussi le splendide jardin de la Villa Barbarigo, conçu par Bernin en 1665, dans lequel les buis s’élèvent jusqu’à cinq mètres (ils seraient les plus hauts du monde!).
Et quand vous quitterez l’Hôtel Metropole, en passant par Padoue… arrêtez-vous : cette magnifique ville mérite absolument une visite, et pas seulement pour sa fameuse basilique, dévolue au Saint qui porte son nom. Il faut flâner dans ses passages couverts, sur son marché central et ses places « aux Herbes » et « aux Fruits », dans son magnifique parc botanique qui est le plus ancien jardin universitaire d’Europe. Et ça tombe bien, Padoue est sur votre chemin, si vous allez prendre l’avion à Venise (aéroport le plus proche) : ne la négligez pas, même si la cité des Doges vous attend avec ses splendeurs !
En Pratique :
Hôtel Terme Metropole Abano
GB Thermae Hotels, Via Valerio Flacco, 99, 35031 Abano Terme
Chambre double à partir de 150 €, selon saison, accès Oriental Thermal Spa inclus, 1/2 pension ou pension incluse, dans les restaurants de l’hôtel, le Tina et le Grill Delphinius.
www.gbhotelsabano.it/fr/hotel-terme-metropole/
LES THERMALIES 2026 : L’incontournable salon dédié à la santé et au bien-être par l’eau revient à Paris et Lyon – www.thermalies.com
- Du 16 au 18 janvier 2026 à la Cité Internationale de Lyon
- Du 22 au 25 janvier 2026 au Carrousel du Louvre à Paris.
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