
Film d’animation que l’on doit aux réalisateurs péruviens César Zelada et Dirk Hampel, Kayara, Princesse inca prend comme personnage principal Kayara, une jeune fille pleine de fougue et d’ambition, qui veut faire voler en éclats les carcans genrés afin de devenir chasqui, un métier censé être exclusivement masculin. Au cinéma le 15 juillet.
Kayara, Princesse inca : l’histoire
Au temps des Incas, une enfant, Kayara, vient au monde. Le vieux chamane qui lit dans les étoiles, présent lors de sa naissance, lui prédit des dons incroyables : elle courra comme le vent. La prophétie se confirme rapidement. Dès toute petite, Kayara ne marche pas, elle file et est dotée d’une pointe de vitesse incroyable. Elle bat évidemment dans cet exercice les garçons, même les plus grands et entrainés. Son plus grand souhait est de devenir chasqui, fonction prestigieuse qui consiste à transporter les messages et cadeaux de l’empereur.
Kayara est taillée pour le rôle. Mais elle a le malheur, dans une société ultra-patriarcale, d’être une femme. On lui interdit d’endosser ce statut et d’effectuer ce genre de mission. Parce qu’elle est bien décidée à contourner ces principes rétrogrades, l’adolescente se déguise en homme pour pouvoir disputer, sous son masque, la Course des Messagers, qui lui permettrait de s’illustrer face au jeune monarque inca. Un souverain avec qui elle a grandi et qu’elle va devoir, par ailleurs, sauver d’un funeste sort, en se servant de son intelligence et de ses facultés sportives hors norme.
A partir de quel âge ?
Les enfants peuvent aller voir Kayara, Princesse inca dès 6-7 ans.
L’avis de MAFAMILLEZEN
Le fait que Kayara, Princesse inca ait pu voir le jour est réjouissant à plus d’un titre. D’abord parce qu’il émane d’un petit studio d’animation indépendant sud-américain, à mille lieux des grosses usines d’Hollywood. Et il est intéressant pour le public d’explorer, à travers ce film, la culture inca et certains de ses versants qui nous sont très peu familier. Comme l’histoire, justement, de ces chasquis, coureurs très athlétiques qui, à l’image de ceux de la Grèce Antique, cheminaient entre les villes et villages, dans les sentiers de montagne, pour délivrer les courriers et présents de leur chef suprême.
Kayara est par ailleurs une héroïne inspirante, car celle qui se rêve envers et contre tout chasqui. Elle s’emploie à combattre les stéréotypes dans lesquels son époque veut l’enfermer. Au XVème siècle, cet honneur – et les devoirs qui allaient avec – étaient réservés aux hommes.
Le propos de Kayara, Princesse inca, est donc intéressant et porteur. Mais on ne peut pas en dire autant de son graphisme. Si les décors, qui nous transportent entre autres au cœur de la forêt amazonienne, dans les temples traditionnels inca et au Machu Picchu, sont plutôt réussis, les personnages ne sont pas très agréables à regarder. On aurait aimé des lignes un peu plus subtiles, moins sommaires, et davantage de nuances dans la manière de les dessiner. Même le petit comparse de Karaya, un cochon d’Inde venu des Andes, n’est pas très mignon, un comble pour ce genre de créature…
Et on aurait aimé plus de lisibilité et de cohérence dans le scénario, qui semble se perdre plusieurs fois en route, sans vraiment boucler les fils qu’il a commencé à tisser. Un peu frustrant quand on imagine ce qu’une héroïne de ce type, avec cette idée de base qui consiste à aller casser les conventions, aurait pu connaitre comme aventures (plus) flamboyantes à l’écran !
Kayara, Princesse inca
Réalisé par : César Zalada et Dirk Hampel
Avec les voix originales de : Naomie Serrano, Charles Gonzalez et Arthur Romero
Genre : Animation
Durée : 1h21
Sortie au cinéma : le 15 juillet 2026
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