
La franchise Pixar n’avait pas dit son dernier mot. Sept ans après la sortie de Toy Story 4 et trois décennies après l’arrivée en salles du premier volet, les tribulations de Jessie, Buzz et Woody se poursuivent dans Toy Story 5. Dans leurs nouvelles aventures, nos célèbres jouets vont devoir combattre l’omniprésence des écrans dans la vie des enfants, et lutter pour ne pas être définitivement oubliés. Au cinéma le 17 juin.
Toy Story 5, l’histoire
Jessie, Buzz l’éclair et leurs camarades passent des jours heureux auprès de Bonnie, huit ans, qui les a accueillis quand Andy a grandi et est parti à l’université. Mais ses parents s’inquiètent de la voir constamment s’amuser seule et lui offrent une tablette-grenouille, Lilypad, pour qu’elle puisse jouer en ligne, briser la glace et discuter avec les petites filles de son groupe de danse. Si cet outil se révèle effectivement efficace pour nouer des contacts – Bonnie va même recevoir une invitation pour sa première soirée-pyjama –, il va malheureusement la conduire à négliger tous ses autres jouets, qu’elle adorait pourtant et pour qui elle inventait des rebondissements pleins de fantaisie.
Sherif de cette petite bande de laissés-pour-compte, Jessie, qui n’est pas décidée à finir oubliée dans une boite ou un placard, va sonner la révolte et mobiliser ses troupes pour empêcher leur mise au rebut définitive. Avec l’aide de Buzz, qui est très amoureux d’elle, de son escadron et de Woody, qui joindra à eux sur cette mission, elle va aussi tout faire pour que Bonnie puisse trouver une amie qui la comprenne vraiment.
A partir de quel âge ?
Toy Story 5 est accessible aux enfants dès 5-6 ans
L’avis de MAFAMILLEZEN
C’est peu dire que les suites de long-métrages d’animation-cultes sont attendues au tournant. La difficulté était ici encore plus grande pour Toy Story 5, car il arrive dans le sillage des quatre premiers opus qui ont tous réussi, sans exception, à séduire le public. En un mot comme en mille, cet avatar Pixar aurait facilement pu être le film de trop….
Sur le papier, le challenge semblait impossible à relever, mais Toy Story 5 s’en sort finalement avec les honneurs. D’abord parce que le ressort de base du scénario – le fait que les enfants, aujourd’hui hypnotisés et vissés à leurs écrans, ne savent plus vraiment ou trop rarement se divertir autrement –, est très ancré dans l’air du temps. C’est une vision pertinente de notre rapport à la technologie, qui ne concerne d’ailleurs pas que les plus petits !
L’intrigue est par ailleurs bien ficelée car elle ne cède pas à l’écueil du « C’était mieux avant ». Pour espérer aboutir à un heureux dénouement, les jouets de la vieille génération vont devoir non pas livrer bataille à leurs homologues numériques, mais s’allier avec eux. On évite donc la leçon de morale ou le passéisme. Le digital faisant désormais intrinsèquement partie de notre quotidien, l’idée développée dans Toy Story 5 n’est pas qu’il faut abandonner nos appareils pour les « vrais » objets, mais plutôt de mieux et moins les utiliser.
On ne peut que se féliciter par ailleurs que Toy Story 5 soit centré autour de Jessie, véritable héroïne de cette odyssée et plus seulement simple partenaire de Woody. Si la pétillante rousse a pris du galon, le cow-boy assume quant à lui un rôle beaucoup plus secondaire que d’habitude, et récolte au passage quelques petites piques bien senties sur son âge et sa calvitie déjà bien installée.
Mais la drôlerie est aussi véhiculée par les nouveaux personnages, notamment l’hilarant (et agaçant) Rouleau Pote, un jouet d’apprentissage de la propreté à la langue bien pendue. Il est doublé par l’excellent Jonathan Cohen, à qui cette partition va comme un gant (de toilette).
Et il y a aussi des trouvailles graphiques intéressantes, comme le fait de concevoir façon dessin d’enfants toutes les séquences où Bonnie se sert uniquement de sa tête, et non plus de ses boutons pour jouer.
Si cette cinquième déclinaison de Toy Story n’est pas aussi magistrale en termes d’émotion que les premier et troisième épisodes de la saga, ça n’en reste pas moins un très bon film, associant humour, action et références sociétales, qu’on ne pourra qu’apprécier de voir en famille.
Toy Story 5
Réalisé par : Andrew Stanton
Avec les voix françaises de : Laura Felpin, Jonathan Cohen et Jean-Pascal Zadi
Genre : Animation
Durée : 1h42
Sortie au cinéma : le 17 juin 2026
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