
Emaillée par de nombreux rebondissements à base de fruits géants et de créatures étranges, Shaun le mouton : la bêêête d’Halloween, la troisième déclinaison sur grand écran des tribulations de notre héros laineux nous offre un très réjouissant cocktail d’humour, de références à la pop culture, notamment aux œuvres-cultes du cinéma d’épouvante, et toujours autant de virtuosité dans l’animation.
Shaun, le mouton : la bêêête d’Halloween, l’histoire
Halloween approche à grands pas dans l’exploitation agricole de Mossy Bottom, où vivent Shaun le Mouton et ses semblables. A cause de la négligence du propriétaire des lieux qui la piétine avec ses bottes, la récolte de citrouilles sur laquelle ils avaient patiemment veillé se retrouve complètement saccagée. La fête à venir est alors très compromise.
Dans l’étable où est installé son laboratoire, Shaun se met alors en tête de concocter une potion qui permettrait aux cucurbitacées de repousser vitesse grand V. Ce qu’il réussit à faire en y intégrant notamment une lotion capillaire, qui trainait dans la salle de bains du fermier. Leurs agapes du 31 octobre devraient donc être sauvées !
Mais la situation devient rapidement incontrôlable. Sous l’effet du philtre magique fabriqué par Shaun, les citrouilles croissent de manière démesurée, au point qu’elles brisent tout sur leur passage. Pire, l’agriculteur qui a versé une partie de la fameuse mixture sur son crâne en prévision d’Halloween – il voulait arborer, comme dans sa jeunesse, une belle crinière et oser inviter à une soirée country la vétérinaire qui fait battre son cœur – voit ses cheveux et poils grandir de façon inconsidérée. Très vite, il ressemble au terrible Bigfoot, va semer la panique et être pourchassé par les autorités. Il va aussi exciter la convoitise de personnes malhonnêtes, qui vont chercher à gagner de l’argent sur le dos (velu) de ce drôle de spécimen.
Shaun, qui est responsable de ces catastrophes en série, va s’embarquer dans de trépidantes péripéties avec ses amis moutons et le chien de berger Bitzer, afin de venir à la rescousse de leur cher éleveur.
A partir de quel âge ?
Dès 5-6 ans. Malgré son ambiance d’Halloween, ses créatures monstrueuses et quelques scènes de poursuite, cette comédie d’horreur joue surtout sur le burlesque. Les plus jeunes pourront être impressionnés par certaines transformations, mais l’ensemble reste très bon enfant.
L’avis de MAFAMILLEZEN
En onze ans et depuis le premier volet de ses aventures, déjà très maitrisées, Shaun Le Mouton a très bien évolué ! Car il sait parfaitement s’approprier les codes de l’époque. Ici, les portables jouent par exemple un rôle non négligeable dans le scénario, ce qui est un comble pour une intrigue dans laquelle ni les humains ni les animaux ne parlent.
Ce qui est formidable aussi dans ce long-métrage, et ce qui lui permettra de conquérir autant les enfants que les adultes, c’est qu’il nous offre d’innombrables clins d’œil décalés au cinéma d’horreur, d’angoisse ou d’action, comme Frankenstein, Psychose ou Ghostbusters. Le clou du spectacle étant évidemment la chorégraphie exécutée par Shaun et son troupeau sur le Thriller de Michael Jackson. La bande-originale – notamment son titre-phare Life’s a Treat – est une véritable petite bombe.
Mais ce qui est certainement le plus enthousiasmant dans Shaun le mouton : la bêêête d’Halloween, c’est l’évolution du personnage principal. De sauveur au grand cœur, Shaun s’est transformé en savant fou, toujours généreux, mais également infatigable générateur de désastres. Face à ce qu’il provoque, on ne peut s’empêcher de rire… et de penser à son alter-ego de Moi, moche et méchant, le professeur Nefario, dont les expériences scientifiques engendrent souvent le chaos. Plus c’est dingue, plus on aime, et Shaun a ici mis la barre haut !
L’animation, comme toujours réalisée artisanalement en pâte à modeler par les studios Aardman, ajoute enfin beaucoup de dynamisme et de rythme à l’ensemble. Parvenir à obtenir autant d’expressivité dans un film (quasiment) muet est une vraie performance.
Et il y a enfin une jolie morale, façon La Belle et la Bête, dans les derniers moments de cet opus : c’est parce que quelqu’un aura su voir l’humain sous le monstre que le fermier sera sauvé, et que son histoire d’amour pourra voir le jour…
Shaun le mouton : La bêêête d’Halloween
Réalisé par : Steve Cox et Matthew Walker
Avec les voix de : Justin Fletcher, John Sparkes et Kate Harbour
Genre : Animation
Durée : 1h21
Sortie au cinéma : le 21 octobre 2026
Vous avez aimé cet article ou bien vous voulez réagir ?
Envie de réagir à cet article, de donner votre avis ou de partager votre expérience ? Je prends la parole !