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5 réflexes pour mieux lire l’étiquette d’un complément alimentaire

Par Nathalie Brunissen - Mise à jour le

Magnésium, vitamine D, fer, probiotiques… Sur la boîte, c’est souvent l’ingrédient principal qui attire d’abord l’œil. Pourtant, pour bien choisir un complément alimentaire, il faut aussi regarder son dosage, les autres ingrédients présents, le rôle des additifs et, lorsque l’information est disponible, les auxiliaires utilisés lors de la fabrication et l’origine des matières premières. Julien Venesson, fondateur et CEO d’UNAE, nous donne cinq réflexes simples pour mieux décrypter une étiquette.

1- Identifiez les actifs et vérifiez leur dosage

Un complément alimentaire contient d’abord ce qu’on appelle des ingrédients actifs. Ce sont les ingrédients recherchés pour leur effet nutritionnel ou physiologique : une vitamine, un minéral, un extrait de plante ou encore un acide gras.

Sur une boîte de magnésium, le magnésium est donc l’actif principal. Mais cela ne suffit pas à comparer deux produits. Il faut aussi regarder sous quelle forme il est présent et en quelle quantité. « Un ingrédient de faible qualité et/ou faiblement dosé rend généralement le produit moins cher, mais aussi moins efficace », explique Julien Venesson.

Autrement dit, deux compléments qui affichent le même ingrédient en gros sur leur emballage peuvent être très différents une fois que l’on entre dans le détail. Le premier réflexe consiste donc à repérer :

  • quels sont les actifs ;
  • combien il y en a ;
  • quelle quantité est apportée par dose.

Cela permet de ne pas s’en tenir aux seules promesses affichées sur le devant de la boîte.

2- Regardez à quoi servent les autres ingrédients

À côté des actifs, par exemple une vitamine ou un minéral, on trouve souvent d’autres ingrédients.

Certains servent par exemple à donner une texture, améliorer un goût, éviter qu’une poudre ne fasse des paquets ou aider à stabiliser un ingrédient fragile. Il s’agit des additifs, qui sont ajoutés dans le mélange avec les ingrédients actifs, mais qui n’ont donc pas le même rôle que la vitamine ou le minéral que vous êtes venu chercher.

Le mot peut sembler inquiétant, mais tous les additifs ne se valent pas et tous n’ont pas la même utilité. Le plus important est de comprendre pourquoi ils sont présents.

pilules complements alimentaires vitamines et mineraux

3- Auxiliaires technologiques : sachez que tout n’apparaît pas forcément sur l’étiquette

C’est un aspect que peu de consommateurs connaissent vraiment.

Certains ingrédients ne sont pas ajoutés en tant que tels, mais peuvent pourtant se retrouver présents dans le produit final. On les appelle des auxiliaires technologiques. Ce sont des substances utilisées au cours de la fabrication des ingrédients pour remplir une fonction technique, sans être initialement destinées à rester présentes comme ingrédients du produit fini.

Ils peuvent par exemple servir de support à une vitamine présente en très petite quantité, faciliter son mélange avec les autres ingrédients ou améliorer la stabilité d’une matière première.

La difficulté pour le consommateur, c’est qu’ils ne sont pas toujours visibles sur l’étiquette. « Pour les auxiliaires technologiques, la réglementation européenne indique qu’ils n’ont pas d’obligation à être présents dans les listes d’ingrédients, sauf notamment lorsqu’ils contiennent des allergènes », rappelle Julien Venesson.

Cela signifie qu’une lecture attentive de l’étiquette ne suffit pas toujours à connaître tout ce qui a été utilisé au cours de la fabrication. UNAE a choisi d’aller plus loin en rendant également ces informations accessibles aux consommateurs. Pour mieux comprendre leur rôle, la marque consacre un article aux auxiliaires technologiques utilisés dans les compléments alimentaires.

4- Ne vous arrêtez pas à la mention « fabriqué en France »

Autre réflexe utile : regarder l’origine des matières premières.

Un complément alimentaire peut être fabriqué ou conditionné en France alors que ses vitamines, minéraux ou extraits de plantes proviennent d’autres pays. « Pour les compléments alimentaires, “fabriqué en France” signifie en réalité “assemblé en France” et l’immense majorité des matières premières utilisées en nutraceutique est d’origine étrangère », explique Julien Venesson.

Cette formulation traduit son point de vue de fabricant. Plus précisément, la mention « fabriqué en France » ne signifie pas que toutes les matières premières sont françaises : elle peut s’appliquer à un produit dont la dernière transformation substantielle a été réalisée en France.

Ce n’est pas forcément un problème en soi. En revanche, cela montre pourquoi l’origine exacte des ingrédients peut être une information intéressante pour comparer deux produits. Certaines marques vont plus loin que les mentions obligatoires et indiquent le pays d’origine de leurs matières premières. C’est notamment le choix fait par UNAE, qui intègre cette information à sa démarche de transparence.

compléments alimentaires à base de plantes et de minéraux

5- Une formule avec peu d’additifs peut demander davantage de travail

Une formule avec peu d’ingrédients peut sembler simple à mettre au point. En pratique, limiter les additifs et les auxiliaires technologiques demande souvent davantage de travail. Il faut parfois revoir la matière première choisie, adapter la fabrication ou trouver une forme d’ingrédient qui puisse être utilisée avec moins de supports techniques. « Une formule simple en théorie n’est pas forcément simple à fabriquer », résume Julien Venesson. « Nous pouvons passer des mois à rechercher des matières premières plus pures ou plus qualitatives. »

Il cite un exemple concret : les multivitamines développées par UNAE. MaFamilleZen avait déjà eu l’occasion de découvrir la démarche du laboratoire à travers un test de plusieurs compléments alimentaires UNAE par nos mamans testeuses. « Nous n’utilisons plus d’iodure de potassium, de levure de sélénium et certaines formes de vitamines B ont été remplacées par des formes plus pures. Aujourd’hui, nos multivitamines ne contiennent plus aucun phosphate. Ce résultat a demandé trois ans de recherche et développement. »

Cela ne signifie pas qu’il soit toujours possible de supprimer tous les ingrédients techniques. UNAE utilise par exemple de la maltodextrine purifiée pour faciliter l’intégration de certains actifs, surtout lorsqu’ils sont présents en très faible quantité. Elle permet de les répartir plus régulièrement dans la poudre. « Le challenge reste de choisir les auxiliaires les plus adaptés à la formule et évidemment les plus sains possibles pour les consommateurs », souligne Julien Venesson. Le bon réflexe n’est donc pas forcément de choisir le produit qui affiche le moins d’ingrédients.

Pas besoin de devenir chimiste pour mieux lire une étiquette. L’essentiel est surtout de savoir où regarder, et de choisir des marques capables d’expliquer clairement ce qu’elles mettent dans leurs produits, et pourquoi.

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