
On enfile ses tongs à la piscine, on enlève ses chaussures au vestiaire, on profite d’un hammam… et quelques semaines plus tard, on constate qu’un ongle jaunit ou la peau démange entre les orteils. La mycose du pied ou la mycose de l’ongle ne prévient pas. Pourtant, elle ne s’installe jamais par hasard. Voici ce qu’il faut savoir pour l’éviter.
Peut-on attraper une mycose simplement en marchant pieds nus ?
Oui, mais ce n’est pas le seul facteur en cause.
Les champignons responsables de la mycose adorent les environnements chauds et humides. Piscines, vestiaires, salles de sport, hammams et douches collectives réunissent toutes les conditions favorables. Marcher pieds nus sur un sol contaminé peut suffire à entrer en contact avec eux.
Cependant, le vrai facteur déclenchant reste souvent l’humidité prolongée. Si les pieds restent mouillés, enfermés dans des chaussures fermées, la macération permet aux champignons de se développer. C’est là qu’une mycose du pied a le plus de chance de s’installer entre les orteils. Si l’infection progresse jusqu’à l’ongle, elle peut évoluer vers une mycose de l’ongle, plus longue à traiter.
Dans une logique de prévention, le laboratoire suisse PODERM, fondé par la podologue Maud Falconnet, développe des solutions dédiées aux pathologies du pied et de l’ongle. La marque propose des soins spécifiquement formulés pour traiter la mycose du pied et de l’ongle, ainsi que les ongles jaunes ou abîmés, les ongles incarnés et les pieds secs sujets aux crevasses. L’objectif est d’intervenir dès l’apparition des premiers signes afin d’éviter que le problème ne s’aggrave ou ne s’installe durablement.
Comment savoir si c’est une mycose du pied ?
C’est une question fréquente : « comment reconnaître une mycose du pied ?”
Les premiers signes sont assez typiques. La peau entre les orteils devient rouge ou blanchâtre. Elle pèle. De petites fissures apparaissent. On ressent souvent des démangeaisons ou une sensation de brûlure, surtout après la douche.
Au départ, on n’y prête pas toujours attention. Pourtant, sans traitement, la mycose peut s’étendre à la plante du pied ou atteindre les ongles.
Mon ongle jaunit : est-ce forcément une mycose de l’ongle ?
Pas toujours. Un choc peut aussi modifier l’aspect de l’ongle. Mais un ongle qui jaunit, s’épaissit ou devient opaque doit alerter.
La mycose de l’ongle évolue lentement. Elle ne fait pas forcément mal au départ. L’ongle peut se décoller légèrement ou devenir friable. Beaucoup attendent en pensant que cela passera seul.
Or, une mycose de l’ongle nécessite un traitement long, parfois sur plusieurs mois. Selon les cas, le professionnel de santé peut recommander un traitement local sous forme de vernis ou de solution à appliquer régulièrement sur l’ongle. Et, si l’infection est plus étendue, le médecin peut prescrire un traitement par voie orale.
L’ongle pousse lentement, en moyenne quelques millimètres par mois. Il faut donc laisser le temps au nouvel ongle sain de remplacer progressivement la partie infectée. La régularité dans l’application du traitement est essentielle. Arrêter trop tôt, même si l’aspect s’améliore, expose à une récidive.
Quelles erreurs favorisent la mycose après la piscine ou le sport ?
Certaines habitudes favorisent sans qu’on s’en rende compte le développement de la mycose.
Ne pas sécher soigneusement ses pieds en sortant de la piscine, surtout entre les orteils, laisse un terrain idéal aux champignons. Marcher pieds nus dans les vestiaires ou autour d’un bassin augmente également le risque de contamination.
La transpiration joue aussi un rôle majeur. Dans des chaussures de sport fermées et peu respirantes, les pieds restent humides longtemps après l’effort. Remettre des baskets encore moites ou les laisser enfermées dans un sac entretient cette humidité. Or chaleur et moiteur créent des conditions parfaites pour qu’une mycose du pied s’installe, puis parfois atteigne l’ongle.
Quels gestes simples pour éviter la mycose du pied et de l’ongle ?
Alors comment éviter une mycose quand on fait du sport, qu’on va à la piscine ou qu’on s’accorde une pause bien-être au hammam ?
Porter des sandales dans les espaces humides collectifs réduit le contact direct avec des sols potentiellement contaminés. Bien sécher ses pieds, en particulier entre les orteils, réduit fortement le risque de mycose.
Changer de chaussettes après le sport, privilégier des matières respirantes et alterner les chaussures permettent d’éviter la macération. Aérer régulièrement les chaussures reste un geste simple mais efficace.
En cas de terrain favorable ou de mycoses à répétition, instaurer une routine de soin régulière afin de protéger la peau et les ongles sur le long terme.
Pourquoi parle-t-on si peu de la santé des pieds ?
Selon l’étude « Les Français et leurs pieds », publiée par PODERM, une part importante des Français reconnaît ne pas accorder suffisamment d’attention à la santé de leurs pieds au quotidien. L’intérêt augmente surtout à l’approche de l’été, lorsque l’aspect esthétique devient visible.
Ce constat explique en partie la fréquence des mycoses. On agit lorsque l’ongle jaunit ou que la gêne devient importante. La prévention passe souvent après.
La mycose du pied et la mycose de l’ongle profitent de la chaleur et de l’humidité pour s’installer. Piscine, sport ou hammam créent un terrain favorable, mais quelques gestes simples permettent souvent d’éviter l’infection. Sécher, aérer, protéger. Agir tôt et régulièrement évite des mois de traitement.
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