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Ménopause et os : quels aliments pour préserver sa densité osseuse ?

Par Nathalie Brunissen - Mise à jour le

alimentation pour prévenir l'ostéoporose à la ménopause

Après 45 ans, les os perdent de leur densité plus vite qu’on ne le croit. Pas de symptôme visible, pas de signal d’alarme, et pourtant le capital osseux s’érode doucement. Ce que vous mangez aujourd’hui est donc important pour votre santé future.

On le sait, la ménopause transforme beaucoup de choses. Les nuits, l’humeur, parfois le poids. Mais les os ? On y pense rarement, alors que la fragilité osseuse est l’un des risques majeurs de cette période clé de la vie d’une femme. La chute des oestrogènes qui accompagne la ménopause entraîne une accélération de la perte osseuse, un mécanisme avéré, progressif, et largement sous-estimé. En France, l’ostéoporose touche 39 % des femmes autour de 65 ans, et près de 484 000 fractures lui sont imputables chaque année selon l’Inserm. Des chiffres qui donnent à réfléchir, surtout quand on sait que la prévention commence des années avant.

La bonne nouvelle : l’alimentation reste l’un des leviers les plus accessibles. Et le calcium, en particulier, joue un rôle central que beaucoup sous-estiment encore.

Pourquoi la ménopause fragilise-t-elle les os ?

Les oestrogènes font bien plus que réguler le cycle féminin. Ils agissent aussi comme des protecteurs osseux, en ralentissant la dégradation naturelle du tissu osseux. Quand leur production chute, à la préménopause d’abord, puis plus brutalement à la ménopause, cet effet protecteur disparaît. Cela entraîne une diminution de la densité osseuse, une perte osseuse précoce et à un risque accru de fractures.

Ce processus peut commencer dès la quarantaine, parfois avant que les cycles deviennent irréguliers. C’est pourquoi les nutritionnistes et les rhumatologues s’accordent à dire que la prévention ne doit pas attendre d’avoir franchi le cap de la ménopause. Les premières recommandations nutritionnelles françaises sur l’ostéoporose, publiées par le groupe de travail dont les conclusions ont été relayées par Vidal en 2023, préconisent deux à trois produits laitiers par jour, ce qui permet un apport en calcium d’environ 1 g par jour, combiné à des protéines de haute qualité.

Autrement dit : ce qui se passe dans l’assiette aujourd’hui a une incidence directe sur la solidité de vos os dans dix ans.

De combien de calcium avez-vous besoin après 45 ans ?

Les besoins varient selon l’âge et la situation hormonale. L’ANSES préconise un apport de 950 mg de calcium par jour pour l’adulte entre 25 et 55 ans. Après 55 ans, ce seuil monte à 1,2 g par jour. Pour situer : une portion de fromage affiné, un yaourt et un verre de lait couvrent à peu près ces besoins, à condition de les répartir sur la journée, car l’organisme assimile mieux le calcium en petites doses.

Le problème, c’est que beaucoup de femmes se retrouvent en dessous de ces apports sans le savoir. Soit parce qu’elles ont réduit les produits laitiers pour surveiller leur poids. Soit parce qu’elles pensent que les légumes suffisent. Les légumes verts apportent du calcium, c’est vrai, mais en quantités moindres et avec une biodisponibilité variable. Concrètement, le calcium du fromage ou du yaourt passe mieux dans le sang que celui des épinards ou des amandes.

Il y a aussi la vitamine D dans l’équation. Sans elle, le calcium ne s’absorbe pas correctement. L’ANSES recommande de favoriser les associations avec des sources de vitamine D, qui améliore l’absorption intestinale du calcium. Une exposition modérée au soleil et quelques aliments enrichis y contribuent. Mais après 50 ans, une supplémentation est souvent nécessaire. Votre médecin est le mieux placé pour l’évaluer.

ménopause osteoporose

Le fromage de chèvre, une option à redécouvrir

Le fromage de chèvre figure rarement en tête de liste quand on pense calcium, et pourtant. Il combine calcium, protéines de qualité et une tolérance digestive souvent meilleure que celle du lait de vache, trois atouts utiles à cette période de la vie.

Lait et fromages de chèvre apportent calcium, zinc, magnésium, iode et phosphore. La teneur en calcium varie selon le mode de fabrication : un fromage affiné comme une bûche ou un crottin en contient davantage qu’un fromage frais, plus riche en eau. C’est donc vers les formats affinés que l’on se tournera en priorité pour l’apport minéral. Une portion de 100 g de fromage de chèvre sec apporte environ 30 g de protéines. Un niveau appréciable quand on sait que les protéines jouent elles aussi un rôle protecteur sur la masse osseuse et musculaire.

Le lait et les produits laitiers cumulent deux atouts : un apport en calcium significatif, et une assimilation réelle par l’organisme. Le lait de chèvre contient également du phosphore qui, combiné au calcium et au magnésium, constitue la masse minérale du squelette osseux. Pour qui cherche un repère de qualité au rayon fromage, l’expertise laitière de la marque Soignon repose sur plus d’un siècle de savoir-faire caprin, avec un lait collecté auprès d’éleveurs en coopérative en Poitou-Charentes. La bûche de chèvre affinée est notamment riche en vitamines B2 et B9, deux nutriments qui contribuent au bon fonctionnement du système nerveux et à la formation des cellules, un plus non négligeable quand on approche de la ménopause.

fromage de chèvre bienfaits

Concrètement, comment intégrer le calcium dans ses repas ?

On ne parle pas de régime, ni de tableau nutritionnel à remplir. On parle de quelques réflexes simples à mettre en place.

Deux à trois portions de produits laitiers par jour, c’est la recommandation de base. Une portion, c’est environ 30 g de fromage affiné, un yaourt ou un verre de lait. Le fromage de chèvre s’intègre facilement : en tartine le matin, fondu sur des légumes rôtis, sur un plateau le soir. Le fromage frais de chèvre fonctionne très bien au petit-déjeuner avec des fruits, ou comme base de sauce. Les formats affinés – bûche, crottin, tranche – apportent davantage de calcium et se s’intègrent facilement dans les repas.

Les recommandations nutritionnelles insistent aussi sur l’importance des protéines animales de haute qualité – produits laitiers, viande, poisson, oeufs – à raison de 1 à 1,2 g par kilo de poids corporel par jour, pour la prévention de l’ostéoporose après la ménopause. Ce n’est pas une invitation à manger plus, mais à manger mieux.

Il est par ailleurs essentiel de pratiquer une activité physique régulière. La marche et le jogging, qui impliquent des appuis au sol, favorisent davantage la prévention de l’ostéoporose que des sports portés comme la natation. Pas besoin d’en faire une contrainte, cela doit rester un plaisir : 30 minutes de marche rapide quotidienne, c’est déjà bien pour la santé osseuse.

assortiment produits laitiers riches en calcium

Faut-il faire vérifier sa densité osseuse ?

C’est souvent autour de la cinquantaine qu’on se pose la question. Il existe un examen spécifique, l’ostéodensitométrie, qui permet de mesurer la densité osseuse avant que les premiers signes d’ostéoporose apparaissent. Votre médecin traitant peut vous la prescrire, notamment si vous avez des antécédents familiaux, si vous fumez, ou si vous êtes entrée en ménopause précoce.

Ce n’est pas un examen systématique, mais mieux vaut prévenir que guérir, donc y penser avant d’avoir une fracture.

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