Julia Vignali : sa vie de maman

 

Photo : France 5

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Capitaine du navire des MATERNELLES sur France 5 depuis un an et demi, l’animatrice JULIA VIGNALI passe de la théorie à la pratique lorsque qu’elle retrouve son fils, Luigi, sept ans. Un petit bonhomme plein d’humour et d’inventivité qui manie à la perfection l’art de faire fondre sa maman très cathodique…

Comment s’organise votre emploi du temps ?

C’est du n’importe quoi, de la folie. Les Maternelles exigent énormément de travail et je n’ai de temps pour rien. Heureusement, mon mari bosse à la maison et grâce à lui, mes journées sont beaucoup moins tendues parce qu’il assure à partir de 18 heures, moment où je suis très loin d’avoir terminé, notamment quand certaines émissions ont des sujets à « haut risque »… Outre son papa, il y a, en plus, une jeune fille qui s’occupe de Luigi le mercredi pour les activités extra-scolaires. Il n’y a que le vendredi à 16h30 que je peux être présente à la sortie de l’école.

Etes-vous du genre à vous remettre en cause ou plutôt quelqu’un de très affirmé dans ses principes éducatifs ?

Oh oui ! Je suis du genre à répéter tout le temps « c’est de ma faute ». Je suis en questionnement permanent. Si ça ne va pas bien, c’est moi qui suis forcément la coupable ( rires).

En tant que maman, quel a été votre plus grand moment de solitude ?

Il y a deux semaines, je suis venue chercher mon fils avec l’une de mes copines. Je le vois arriver de loin avec sa classe et je lui fais de grands signes. Je le trouvais très beau dans son petit gilet fluo, j’étais très fière. Résultat, lui m’a « basée » devant tout le monde en me faisant un petit signe de la main pour me dire d’arrêter…

De fou-rire ?

On rigole énormément, c’est notre mode de communication. Si j’ai réussi quelque chose avec lui, c’est ça… Le grand jeu de mon mari et de Luigi, c’est de se mettre sous la couette pour se cacher. Ils m’ont refait le coup il n’y a pas longtemps. Mais cette fois, je l’avais anticipé. Alors, je leur ai dit « mais c’est pourri, votre blague ». Le truc, c’est qu’ils avaient mis des coussins dans le lit et qu’ils étaient planqués derrière la porte. Luigi est sorti de là en hurlant comme un fou. C’était débile mais ça m’a fait beaucoup rire…

Est-ce que vous avez une technique infaillible en cas de caprice ?

Luigi en fait très peu. Les seuls qu’il s’autorise, c’est pour passer plus de temps devant les écrans. Mais dans ce domaine, je crois qu’il faut s’en tenir aux règles établies. Il faut croire à 100 % à ce qu’on affirme, sinon l’enfant s’engouffre dans la brèche.

Photo : France 5

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Quand vous avez accueilli votre bébé il y a sept ans, est-ce que c’était une envie qui vous taraudait depuis longtemps ?

Non, ça ne me tracassait pas du tout. C’est la rencontre avec mon mari qui l’a suscitée. C’est romantique, non ?

L’idée que vous faisiez de la maternité correspondait-elle à ce que vous avez vécu pour de vrai ?

Pas du tout ! Ça n’a pas été le scénario « Mon plus beau rôle, c’est maman », comme chez les actrices. La grossesse a été super mais la suite, j’ai trouvé ça moyen. Le baby-blues, la difficulté de retrouver son couple, je trouve qu’on n’évoque absolument pas ces sujets avant. Je me suis sentie un peu trahie… Au fond de vous, vous êtes fissurée de doute et de fatigue. C’est pour ça des programmes comme Les Maternelles sont indispensables. C’est une vraie émission de service public.

Comment Luigi vit-il la célébrité de sa maman ?

Avant, il s’en fichait. Maintenant, il est assez fier !

A-t-il conscience que vous lui devez votre poste actuel ?

Je n’avais pas vu les choses sous cet angle mais c’est assez bien vu ! Une fois n’est pas coutume pour une femme, avoir un enfant a été, dans mon cas, un accélérateur de carrière…

Est-ce que Les Maternelles vous apprennent des choses utiles ?

Je ne prive pas de poser des questions aux experts hors caméra. Par exemple, Luigi écrit très mal et j’ai demandé des tas de conseils au psychologue Fabrice Bak. Je n’ai pas d’autre enfant et tout est nouveau pour moi dans les apprentissages… Par ailleurs, la matière humaine me passionne et je suis fière de faire ce type de télé intelligente. A France 5, on n’est pas sur NRJ 12 !

Quelles sont les personnalités ou les parents qui vous ont le plus marquée pendant ces dix-huit mois ?

Eglantine Emeyé et son parcours avec Samy, son petit garçon handicapé, me touchent beaucoup. Je me souviens aussi d’une émission sur le déni de grossesse qui m’a pas mal remuée… Ce qui me fait plaisir, ce que je me rends compte que je suis comme une marraine pour les gens qui viennent témoigner.

SON ACTU : Julie Vignali présente chaque matin Les Maternelles sur France 5 à 8h55. Entourée de ses chroniqueurs Nathalie Le Breton, Elsa Grangier, Carole Tolila et Vincent Bekaert, elle reçoit témoins et spécialistes pour arborer la parentalité et l’éducation sous tous les angles et toutes les coutures

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