
Nouvel opus de Gilles de Maistre, à qui l’on doit notamment Moon le Panda et Mia et le lion blanc, le film L’Enfant du désert, qui dépeint l’enfance hors norme d’Hadara, enfant touareg élevé dans le Sahara par des autruches, ne parvient pas complètement à nous emporter, malgré des séquences à couper le souffle. Au cinéma le 8 avril. On vous offre des places du 25 mars au 6 avril dans l’espace Concours Mafamillezen.
L’Enfant du désert, l’histoire
Sun, jeune autrice prodige de quinze ans, publie son premier ouvrage. Lors d’une dédicace organisée pour son lancement, elle confie à son auditoire que la trame de ce roman lui a été inspirée par la légende que son papy, récemment décédé, lui a raconté un nombre incalculable de fois. Il était une fois, lui expliquait-il, un garçon touareg de deux ans, né au début du XXème siècle, qu’une tempête de sable a séparé de sa mère, Fatma et qui s’est retrouvé livré ensuite à lui-même dans le désert. Affamé, assoiffé, il a ensuite été recueilli par un troupeau d’autruches qui l’a chéri et protégé comme s’il était l’un des oisillons du groupe.
Invitée avec Mandy, sa mère, dans un village sahraoui de l’Ouest de l’Algérie pour parler de son œuvre, Sun va se rendre compte, une fois sur place, que le conte favori de son grand-père n’en est pas un ! Grâce au récit que lui fait Kharouba, une jeune fille de son âge, elle va apprendre qu’Hadara, qui est le grand-père de plusieurs enfants de cette communauté, a non seulement existé, mais qu’il a bel et bien vécu pendant plus d’une décennie au milieu des animaux.
Finalement retrouvé par les humains au moment où il entrait dans la préadolescence, l’enfant sauvage a alors excité les convoitises de producteurs de cinéma qui espéraient exploiter son histoire pour en faire film, voire plusieurs, et gagner beaucoup d’argent. Mais la décision d’un homme a finalement changé le cours de son avenir…
A partir de quel âge ?
6-7 ans. L’Enfant du désert est un parfait film familial.
L’avis de MAFAMILLEZEN
L’Enfant du désert souffle le chaud et le froid. Ponctuée par des images magnifiques et portée par la grâce des trois interprètes d’Hadara, surtout Nahïl Bouazzaoui, qui le joue à deux ans et qui est absolument adorable, toute la partie – muette – du film où le petit garçon partage le quotidien des autruches, offre de très beaux moments de cinéma. Chacun de ces comédiens en herbe a réussi à créer une vraie connexion avec la famille d’oiseaux qu’il a côtoyée.
Les autres segments de ce long-métrage nous laissent une impression plus tiède. Les scènes « fil rouge » articulées autour de Sun lors de la conférence de sortie de son livre, puis toutes celles où elle se rend dans le Sahara, manquent de naturel, à la fois dans leur construction, qui parait trop téléguidée et dans les dialogues. On aurait aimé par ailleurs que Neige de Maistre, qui incarne Sun, soit davantage expressive. A sa décharge, le fait que le film soit tourné par des acteurs de langue différente n’aide certainement pas à donner de l’authenticité à l’ensemble.
Et cela laisse quelques regrets car l’histoire qui a inspiré L’enfant du désert, qu’a relatée la journaliste écrivaine suédoise Monika Zak dans son ouvrage publié en 2007, Hadara, l’enfant autruche, est pleine de romanesque et aussi invraisemblable que réelle. Avec un tel matériau, il y avait de quoi donner bien plus d’émotion et d’épaisseur à ce conte humain et écologique.
Malgré ces défauts, sa beauté visuelle et la destinée hors norme de son héros devraient permettre à ce long-métrage de séduire petits et grand et d’être un succès au box-office.
L’Enfant du désert
Réalisé par : Gilles de Maistre
Avec : Nael Tran, Zayn Sekkat et Kev Adams
Genre : Aventure, Famille
Durée : 1h32
Sortie au cinéma : le 8 avril 2026
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