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Lupin III : The First, quand le manga regarde dans le rétro 

Par Bénédicte Flye Sainte Marie - Mise à jour le

Lupin II The First affiche du film

Lupin III, petit-fils du gentleman cambrioleur, qui a déjà été au centre de nombreux films, téléfilms, et séries animées, reprend du service dans un opus où il s’agit pour lui de mettre la main sur le livre secret d’un célèbre archéologue et de déjouer un complot fomenté par des nostalgiques du IIIème Reich. Lupin III : The First est un long-métrage d’animation agréable qui brille grâce à ses personnages pleins de piquant et son graphisme très abouti. Retrouvez aussi l’avis Fabienne et ses ados, notre famille testeuse, et gagnez des entrées pour le film en bas de page.

Lupin III : The First : l’histoire

Durant la Seconde Guerre Mondiale, quelque part en France, des officiers nazis font irruption en pleine nuit chez le professeur Bresson. Ils exigent de lui qu’il leur fournisse un mystérieux journal scellé dans un coffret, qui témoignerait de l’existence d’un trésor oublié. Bresson refusant d’obtempérer face à l’ennemi, il est froidement abattu. Le même sort est réservé ensuite à sa fille et à son gendre, qui l’ont quitté quelques minutes auparavant pour reprendre la route. Pris en chasse par les soldats allemands, leur véhicule est en effet volontairement percuté et les deux parents meurent sur le coup. La seule rescapée du carambolage est la petite fille du couple, qui n’est encore qu’un bébé. Un homme patibulaire s’approche d’elle après l’accident et dérobe l’amulette qu’elle arbore…

Vingt ans plus tard, dans les années 60, on retrouve Lupin III alors qu’il tente justement de subtiliser le journal de Bresson, lors d’une exposition consacrée à ce dernier. Mais celui qui sait aussi bien escamoter les tableaux de maître que séduire ces dames n’est pas seul sur le coup, puisqu’une jeune femme nommée Laetitia a la ferme intention de s’en emparer elle aussi, tout comme les membres d’un mystérieux groupuscule nazi ambitionnant de renouer avec leur puissance d’autrefois. Et Lupin devra composer également avec son éternel antagoniste, l’inspecteur Zenigata…

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A partir de quel âge ?

Il y a beaucoup de scènes d’action dans Lupin III : The First, notamment de séquences de bagarre, mais aucune violence gratuite. Il peut être vu sans problème dès 7-8 ans.

L’avis de MAFAMILLEZEN 

Son célèbre aïeul, Arsène Lupin, premier de la lignée, « le plus grand des voleurs » qu’imagina Maurice Leblanc et qui fut célébré en chanson par Jacques Dutronc, nous est plus familier. Mais son héritier Lupin III, créé par le dessinateur japonais mythique Kazuhiko Katô, dessinateur mieux connu sous le pseudonyme de Monkey Punch, est très loin d’être un inconnu pour quiconque s’intéresse un peu au manga, tant il a fait déjà fait l’objet de multiples adaptations. 

Entièrement conçue en 3D, la version cinématographique que nous livre Takashi Yamazaki est une belle réussite.  On se laisse d’abord emporter par le tempérament des deux protagonistes principaux. Lupin III, qui cache sous son humour, ses grimaces, ses répliques façon mitraillette et ses pirouettes un cœur gros comme ça. Et Laetitia, jeune fille à la fois intrépide et très cérébrale qui vit sous l’emprise de Lambert, son terrible grand-père et qui va parvenir, grâce à Lupin, à s’en dégager pour réaliser ses rêves. 

Son rythme trépidant est un autre des points forts du film Lupin III : The First. Les péripéties s’y succèdent à une cadence échevelée entre courses-poursuites au volant, périlleuses acrobaties sur la corniche d’un toit, sauts par-dessus les précipices, chutes libres dans les airs sans parachute et sauvetages in extremis sur la carlingue d’un avion. 

Enfin, le dernier et pas le moindre des atouts de Lupin III : The First est l’ambiance sixties qui y est parfaitement restituée, tant dans les tenues que dans chaque petit détail des décors et panoramas, atmosphère qui vient renforcer un habillage musical cultivant un délicieux coté old school toute en étant entraînant et bien ficelé. De quoi nous laisser espérer, comme semble d’ailleurs le suggérer l’épilogue, que si les héros nous quittent, c’est pour mieux revenir bientôt…

L’avis de notre famille testeuse

Fabienne A. a vu Lupin III : The First avec ses trois ados en avant-première à Paris

A l’invitation de MaFamilleZen, mes ados et moi avons eu le grand privilège de découvrir en avant-première les aventures d’un personnage haut en couleur et digne héritier de son illustre grand-père : Lupin III. Nous connaissions bien évidemment le héros tout droit sorti de l’imagination de Maurice Leblanc et avions même déjà eu l’occasion de croiser son petit-fils – personnage hybride empruntant tout autant au gentleman cambrioleur qu’à James Bond ou même Nicky Larson – dans Le Château de Cagliostro, chef-d’œuvre de Miyazaki.

Ses nouvelles aventures commencent à Paris, dans le pays qui a vu naître son célèbre ancêtre. Le jeune Lupin cherche à y dérober l’unique trésor sur lequel son grand-père n’a jamais réussi à mettre la main : un journal ayant appartenu à un certain Bresson et qui se trouve enfermé dans une boîte aux mécanismes particulièrement complexes. Mais voilà que l’objet lui échappe, ravi par une étudiante en archéologie aux trousses de laquelle se lance notre héros afin de récupérer l’ouvrage si âprement convoité…

Bien que l’intrigue puisse de prime abord apparaître un chouïa convenue, reflétant pourtant fidèlement la trame narrative plutôt classique des histoires d’Arsène Lupin, la relecture du personnage du roi des voleurs, qui alterne entre clins d’œil à destination des fans et aventure pure avec un sens du rythme jamais pris en défaut, est néanmoins tout à fait réjouissante.

Mais c’est incontestablement dans sa maestria graphique qui n’a rien à envier à celle des plus grands studios hollywoodiens que réside la véritable force du film. Son esthétique est un pur ravissement pour les yeux ! Les décors – des rues de la capitale française qui évitent les stéréotypes habituels jusqu’aux immenses étendues du désert mexicain – sont soignés avec un équilibre parfait entre hyper-réalisme et esprit cartoon. La colorimétrie est joliment maîtrisée. L’animation des personnages – qu’il s’agisse des mimiques ultra-expressives de Lupin ou des émotions plus subtiles décelées sur le visage de Laëtitia – est particulièrement réussie.

Quant à la mise en scène, elle se révèle incroyablement dynamique et efficace, dégageant une énergie positive et rafraîchissante à laquelle il est impossible de résister. Courses-poursuites en voitures, fuites en avion et défis constants de Lupin aux lois de la physique s’enchaînent à un rythme effréné et ne laissent aucun répit au spectateur qui ne voit pas passer les 90 minutes que dure le film !

Lupin III : The First
Réalisé par : Takashi Yamazaki
Avec les voix de : Maxime Donnay, Adeline Chetail et de Rémi Barbier
Genre : Animation
Durée : 1h33
Sortie au cinéma : le 7 octobre
Dès 7 ans

 

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