
Après avoir inspiré un film à Alain Chabat il y a presque 15 ans, le Marsupilami, la créature de Franquin, prend ses quartiers chez un autre roi de la comédie, Philippe Lacheau. Il qui offre à ce drôle d’animal une partition pleine de folie et d’irrévérence, à découvrir au cinéma le 4 février. Et en attendant, on vous offre des places dans l’espace Concours Mafamillezen !
Marsupilami : l’histoire
David Ticoule, qui travaille dans un parc animalier, est ce qu’on appelle un gentil looser. Il multiplie les erreurs dans son job. Il a sabordé le couple autrefois uni qu’il formait avec Tess, à cause de son irresponsabilité. Il doit désormais se contenter de ne plus voir son fils qu’à mi-temps. Et il entretient une relation ultra-tendue avec son ex-compagne. Entre eux, les noms d’oiseaux et les objets volent…
Après une énième frasque, qui a coûté cher à son patron, le patibulaire Jeffrey Malone, David est contraint par ce dernier de convoyer un mystérieux paquet venu d’Amérique du Sud pour le ramener à son chef, sous peine afin de perdre son emploi. Il a la consigne de ne tenter d’ouvrir ce colis à aucun prix.
Mais tout ne se passe pas comme prévu. David récupère la fameuse livraison, après quelques dangereuses péripéties en Palombie. Puis embarque à bord d’un luxueux navire de croisière avec sa famille, pour effectuer le trajet retour incognito. Mais son incompétence, la présence à bord de son collègue Stéphane, qui a le QI d’une huitre et gaffe comme il respire, la convoitise de certains énergumènes et surtout la révélation de ce que contient le fameux paquet, à savoir un adorable bébé marsupilami qui a profité du voyage pour sortir de son œuf, vont transformer cette traversée en véritable scénario-catastrophe…
A partir de quel âge ?
Les enfants pourront aller voir Marsupilami dès 7 ans.
L’avis de MAFAMILLEZEN
Pour apprécier Marsupilami, il faut ne pas être allergique à l’humour très potache de Philippe Lacheau, dont c’est l’une des marques de fabrique. Ce film, qui est son septième long-métrage en tant que réalisateur, ne fait pas exception à la règle. On y retrouve sa sempiternelle obsession pour les scènes de WC (déjà présentes dans Alibi.com 2 et Super-héros malgré lui) et son goût prononcé pour les répliques en-dessous de la ceinture. Mais ça ne résume pas son cinéma.
Dans un septième art français qui se prend souvent très au sérieux, Philippe Lacheau est celui qui ose le plus pousser les curseurs de l’absurde de situation et de l’autodérision. Aucun de ses personnages, ni aucun de ses acteurs, ne craint en effet de se montrer ridicule, pour ne pas dire pathétique, que ce soit physiquement ou dans son comportement.
On pense ici à Alban Ivanov, qui incarne un douanier en carton-pâte qui n’en a que pour les caméras. A Reem Kherici en journaliste-reportrice à l’hygiène douteuse. Et à Tarek Boudali, qui campe un chanteur de boys band complètement has been, qui a un compte en banque inversement proportionnel à la taille de son abdomen. Le rôle que Philippe Lacheau se donne à lui-même est à l’unisson : Ticoule n’a pas un mauvais fond, mais il est avant tout lâche, peureux, immature, voire malhonnête quand les circonstances l’exigent. Dans l’écriture et dans le jeu, il y a une liberté qui est rare et qu’on a davantage l’habitude de retrouver dans les productions américaines.
Dans ce registre, et même si cet opus tend plus vers la comédie familiale que ses précédents, Marsupilami est un film réussi. Distillée lors d’un voyage en bateau qui est comme un huis-clos où tout peut se passer, l’histoire qui nous est proposée tient largement la route. Et comme toujours avec la Bande à Fifi, le film ne souffre d’aucun temps mort ou baisse de rythme. Ça pond du gag comme ça respire !
La complicité entre Léo, le petit garçon de David et de Tess, et le Marsupilami, sonne par ailleurs vrai. Peut-être parce que le choix a été fait de donner vie à cette irrésistible boule de poils via une marionnette animatronique en chair et en os, avec laquelle les interprètes interagissent réellement, plutôt que de la reconstituer en images de synthèse. Et parce que l’enfant en question, Corentin Guillot, est très naturel et à l’aise.
Le seul regret est que l’on aurait aimé que l’arc narratif dont hérite Jamel Debbouze, qui se glisse à nouveau dans la peau de Pablito Camaron, soit plus étoffé. Qu’on sache davantage qui est cet homme et quelles sont ses motivations (tout le monde n’a pas vu Sur la piste d’un Marsupilami !).
Bref, si on sait à quoi s’attendre en prenant sa place pour Marsupilami, il n’y pas de déception qui prévale. Il ne serait pas étonnant d’ailleurs que ce long-métrage soit l’un des gros succès en salles de 2026 !
Marsupilami
Réalisé par : Philippe Lacheau
Avec : Philippe Lacheau, Elodie Fontan et Jamel Debouzze
Genre : Comédie
Durée : 1h39
Sortie au cinéma : le 4 février 2026
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