Faire comprendre le concept de charge mentale à son homme en 5 points 

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charge mentale

En mai dernier, on apprenait que l’édition 2020 du Petit Larousse Illustré intégrait le terme de « charge mentale ». Mais cette notion reste une abstraction aux yeux de certains représentants de la gent masculine… Voici donc quelques jalons pour leur permettre de mieux cerner cette pieuvre qui squatte notre cerveau.

1 – Assumer la charge mentale, c’est ramer en soute

Pour vous faire comprendre ce que la charge mentale peut avoir d’usant, usons d’un parallèle footballistique. Vous vous souvenez de la dernière Coupe du Monde ? De la France entière qui a chaviré devant les prouesses de son prodige Kylian M’Bappé ? Se son leader Antoine Griezmann et de celui qui « sortait de nulle part », Benjamin Pavard ? Mais l’Hexagone a parfois oublié que si les Bleus étaient arrivés jusqu’au titre suprême, c’était aussi et surtout grâce à l’œuvre de fond N’Golo Kanté, son « soldat de l’ombre » comme l’a surnommé dans un article l’Express, brave fantassin qui couvrait des kilomètres pour bétonner la défense et ramener des ballons en attaque. « S’il joue bien, tout le monde joue bien » y confie l’un de ses ex-collègues, José Saez.

Eh bien, être mère aujourd’hui, c’est un peu être le N’Golo Kanté de la vie de famille. C’est assumer toutes ces petites tâches invisibles, pas très gratifiantes (aller racheter du papier WC, des cartouches d’imprimantes, courir chez le médecin pour obtenir le fameux certificat d’aptitude à la pratique sportive nécessaire à l’inscription de Lulu au judo, etc..) mais qui sont pourtant indispensables. Ça brille moins, Messieurs, que votre Opel Astra après que vous ayez passé une heure à la nettoyer, mais c’est essentiel à la sérénité de chacun.

2 – La charge mentale, c’est de ne jamais pouvoir se mettre sur off

L’Homme avec un grand H est ainsi modelé que lorsqu’il accomplit quelque chose, il estime qu’il faut s’y adonner à fond. C’est pour cela qu’il est lui physiquement incapable, comme s’il était frappé de paralysie ou de surdité, de décrocher son téléphone lorsqu’il est au boulot. C’est pour cela aussi qu’il ne répondra qu’à 17h26 (les bons jours) au message que vous lui avez laissé à 8h59 pour le paiement de la cantine d’Emma.

On ne sait pas comment la femme est constituée, mais toujours est-il qu’elle n’a pas le choix que d’être multi-tâches et multi- fonctions. De joindre la banque ou le notaire quand elle vide le lave-vaisselle. Ou de piloter des choses persos quand elle est au bureau, parce qu’il faut bien que les choses avancent. Car hélas, ce n’est pas Harry Potter qui va lui trouver une baby-sitter pour le lendemain et le cadeau d’anniversaire pour la copine d’Emma ce weekend. Et c’est précisément le fait de ne jamais pouvoir « couper » et de devoir anticiper constamment qui la surmène…

Lire aussi :  Le burn-out maternel : c’est quoi et comment s’en sortir ?

3 – La charge mentale, c’est gérer certaines choses et faire en sorte que d’autres n’arrivent pas

La charge mentale n’est pas tissée uniquement d’obligations matérielles. Elle consiste aussi à assurer une présence auprès des enfants quand ils ont des doutes, des questions ou des peurs. A s’employer à ce que leurs petits problèmes ne se transforment pas en gros soucis. Un rôle de soutien dont se chargent évidemment aussi les papas. Mais statistiquement, ces derniers rentrant plus tard du travail, c’est souvent à Maman qu’il incombe (par exemple) de trouver les bons mots afin que les angoisses de Clem ne se transforment pas en crise de panique avant son examen d’anglais. Ce n’est pas de la logistique, mais émotionnellement, cela oblige à mobiliser beaucoup de forces.

4 – La charge mentale trouve ses germes dans la non-reconnaissance

Ce qui accentue la charge mentale et le sentiment de frustration des femmes, c’est aussi la tendance à minimiser de leurs partenaires. Qui n’a jamais entendu son cher et à tendre déclarer « remplir une fiche de renseignements pour l’école/ descendre chercher un colis chez le concierge/ penser à appeler pour prendre rendez-vous chez l’orthophoniste, etc…, ce n’est pas la mer à boire… je l’aurais fait si tu m’avais demandé ». Ce à quoi on a envie de répondre qu’effectivement, ces menues corvées ne sont pas comparables à la traversée de la Manche par Philippe Croizon. Mais que c’est leur addition quotidienne qui épuise. Comme nous tape sur les nerfs la tendance de certains à mettre cette même fatigue sur le compte de notre mauvais caractère, ou de nos variations hormonales. Et le fait qu’il n’y ait personne (à part celles qui ont épousé des saints) pour dire « merci, ma chérie, tu assures » ou « bravo », n’arrange rien à l’affaire.

5 – La charge mentale, c’est parfois (un tout petit peu) de notre faute

On ne se débarrasse pas si facilement de millénaires d’archaïsme. Alors si l’on se retrouve seule à vingt-trois heures le soir à bricoler l’étendoir à linge qui s’est effondré pendant que Jules ronfle devant Netflix, c’est peut-être aussi que comme notre mère ou notre grand-mère avant nous, on cherche à correspondre à cet idéal (daté) de femme dont l’une des attributions est de « bien tenir sa maison ». A nous d’accepter que certaines choses ne soient pas faites ou moins bien faites qu’on ne le voudrait. Et de dialoguer avec notre conjoint pour lui faire valoir qu’il n’est pas là pour « aider », mais pour agir à quantité égale. Et qu’il est assez grand pour prendre des initiatives, sans que vous lui listiez tout ou le coachiez comme si vous étiez sa nurse.

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