Elle a cédé à la folie du surstockage (et pourquoi elle se repent)

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Par Bénédicte Flye Sainte Marie le

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Il y a quatre jours, Madame X, une maman comme vous et moi, s’est senti pousser des ailes de super héroïne et a dévalisé les rayons afin de mettre sa petite famille à l’abri de besoin pendant la période de confinement pour cause de Coronavirus. Avant de réaliser qu’elle avait tout faux…

Elle avoue, cette maman a cédé à la tentation (et à la panique).  Mardi 17 mars, après le discours du Président Macron annonçant le confinement, elle a saisi ses deux chariots et ses trois cabas pour filer ventre à terre, avant même l’ouverture, dans le supermarché près de chez elle. Et elle a empilé, empilé et encore empilé. Quinze paquets de pâtes maxi format, autant de riz, des énormes filets de pommes de terre, des bidons d’huile, du beurre, plusieurs exemplaires de chacune des conserves disponibles, des surgelés à n’en plus finir, une tonne de produits détergents (des fois qu’ils pourraient empêcher le Coronavirus et ses abjectes pattes invisibles de s’aventurer jusqu’à son carrelage), des hectolitres de savons et de shampooings et évidemment une montagne de papier WC. En bref, quasiment de quoi sustenter et tenir propres ses descendants jusqu’à la cinquième génération, tout en leur évitant de devoir essuyer leurs délicates parties charnues directement avec leurs mains…

Sur le moment, elle était fière et soulagée, comme si elle avait aidé en bonne James Bond Girl du quotidien l’agent 007 à triompher du mal ou accompagné Tom Cruise dans l’une des ses aventures à haut risque de Mission Impossible. Et depuis ? Depuis, elle culpabilise. De s’être bercée de l’illusion qu’elle agissait en adulte responsable alors qu’elle a peut-être tout simplement privé d’autres personnes. Quid de la mamie qui est entrée dans le magasin quand elle en est sortie et qui n’avait sûrement plus grand-chose à mettre dans son panier ? Et elle s’est rendu compte qu’en se laissant gagner par la peur de la pénurie, elle a augmenté le risque qu’il y en ait vraiment une…

Et puis, elle a pensé à tous ceux et celles qui ne pouvaient pas se permettre d’être obsédés par l’idée de remplir leurs placards parce qu’ils n’ont pas de placards, pas plus que de toits sur la tête. Alors, elle a punaisé une petite affichette dans l’ascenseur de son immeuble pour demander à ses voisins si personne ne manquait de rien. Et elle a redistribué -sans avoir peur de manquer- quelques-unes de ses denrées chez le petit monsieur du cinquième qui a du mal à la fois à respirer et à marcher. Et promis, juré, elle ne retournera pas tout de suite faire la tournée des grandes surfaces comme un ivrogne qui écumerait les bars.

Parce qu’elle a compris que cette saleté de Coronavirus, Covid-19 pour ses intimes qui préféraient ne pas avoir à le fréquenter, on ne le vaincrait qu’à force de civisme, de patience et de solidarité et surtout pas avec des caddies remplis à craquer.

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