Magazine Innovation en Education : l’éducation en mode joyeux

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Par Nathalie Brunissen le

magazine Innovation en Education numéro 1

Vous vous intéressez à l’éducation au sens large ? Le tout nouveau magazine Innovation en Education, magazine papier de 64 pages, 100% éco-responsable et sans publicités, apporte un éclairage sur tout ce qui nous entoure dans le domaine de l’éducation. Sur abonnement et tous les 2 mois dans votre boîte aux lettres ! Nous avons rencontré Julien Peron, son fondateur, résolument optimiste et engagé de longue date dans les initiatives éducatives innovantes.

Innovation en Education, un magazine pour impulser le changement

Un magazine qui aborde l’éducation en mode joyeux, cela fait du bien dans la période plombante que nous vivons depuis un an déjà. Le magazine Innovation en Education met en avant des femmes et des hommes qui font bouger les lignes et innovent dans le domaine de l’éducation, pour apporter à nos enfants des solutions pour le monde de demain.

C’est pour vous faire connaître toutes ces initiatives, pour inspirer les parents, les futurs parents, les grands-parents et tous les professionnels de l’éducation, que Julien Peron, initiateur du Festival pour l’Ecole de la Vie qui se tient chaque année à Montpellier, et du Congrès Innovation en Education (dont la prochaine édition se tiendra à Paris en octobre 2021), lance aujourd’hui le magazine Innovation en Education. Nous l’avons rencontré, nous avons parlé de la vie par temps de crise sanitaire, d’éducation bien sûr, sur un ton joyeux et optimiste !

Julien, comment vis-tu la crise sanitaire actuelle ?

Julien Peron : Il y a une baisse d’énergie globalement. Ca n’est pas étonnant vu le poids médiatique. On voit bien le pouvoir anxiogène des médias. Il faudrait que les citoyens commencent à s’intéresser à autre chose. De toute façon, l’information, en tout cas celle qui va faire un peu le buzz sur le moment, vient à toi, qu’on le veuille ou non, que ça soit par le biais d’amis, de famille, de collègues… Je me coupe de tout ça parce que ça me fait du bien. Et je fais du sport, je mange sainement…

Et le poids d’Internet et des réseaux sociaux dans tout ça ?

Julien Peron : Il faut commencer à déconnecter de tout ça, s’intéresser à d’autres choses. Je pense que c’est un des outils assez salvateur en ce moment. Progressivement, les algorithmes vont comprendre que tu t’intéresses à autre chose, et ils mettront ça en avant. Si tu fais cet effort-là, tu n’auras plus cet algorithme qui t’impose une information qui te stresse.

Tu lances le magazine Innovation en Education, un dérivé du congrès du même nom ?

Julien Peron : Il y a une frustration de notre part, parce que le Festival pour l’Ecole de la Vie n’a pas pu avoir lieu l’année dernière, et on décale le Congrès Innovation en Education depuis un an. Plus de 70 000 personnes ont participé à nos événements. On sait qu’ils ont un impact positif dans l’éducation, à tous les niveaux. J’avais ce projet de faire un magazine depuis au moins 8 ans, et le fruit de rencontres à fait que le projet a été impulsé avec cette envie d’être le porte-voix de toutes ces initiatives positives, au sein de l’éducation nationale ou à l’extérieur. Tous ces professionnels de l’éducation créent des outils pour accompagner les enfants, les parents et les enseignants. On voit qu’il y a énormément de solutions, mais que peu de gens en parlent.

Le magazine permettra d’atteindre une audience plus large ?

Julien Peron : Exactement, le magazine est complémentaire à ce qu’on fait déjà par ailleurs. Une suite logique serait d’un jour créer une télévision ou une radio dédiée aux initiatives éducatives innovantes. C’est toujours dans l’idée de continuer à semer des graines. J’ai travaillé 8 ans dans la presse, donc pour moi c’était évident de se lancer dans cette nouvelle aventure.

Quel lectorat visez-vous ?

Julien Peron : La mission d’éducation est très vaste. Notre cible, ce sont les futurs parents, les parents, les grands-parents et tous les professionnels qui sont dans le monde de l’éducation et de l’accompagnement. Cela englobe vraiment beaucoup d’activités.

Quel est l’ADN d’Innovation en Education ?

Julien Peron : On a hésité à l’appeler magazine, parce que dans l’inconscient collectif, un magazine, c’est quelque chose que tu trouves en kiosque. Et nous, c’est plutôt comme si tu recevais un livre tous les deux mois, qui fait 120 pages. On a envie que ça soit un bel objet, qu’on garde, un peu comme une collection.  Nous n’avons pas voulu faire un magazine de plus, qui se feuillette et se jette. On a mis l’accent sur l’aspect esthétique du magazine, avec une dimension éco-responsable, donc pas de version numérique, on voulait que ça soit 100 % éco. Et il n’y a pas de publicité. Par rapport à la thématique éducative, notre différence est liée avant tout à notre équipe, aux gens qui portent ce projet, à nos rencontres, à ce grand réseau qu’on a tissé dans le monde de l’éducation, à notre vision, nos observations… On donne la parole à tous les acteurs du changement : parents, enseignants, chercheurs et auteurs.

Innovation en Education magazine interview Julien Peron

Le numéro 1 sur l’optimisme a-t-il été dicté par le contexte de crise sanitaire ?

Julien Peron : Chaque numéro aura une thématique spécifique (le numéro 2 sera sur les neurosciences). Le premier numéro est beaucoup plus généraliste, avec comme titre « Toutes les raisons d’être optimistes ». Ce choix n’est pas lié au contexte, mais au regard que l’on porte depuis plus de 7 ans maintenant, qui nous donne toutes les raisons d’être optimistes. On rencontre tellement de gens, rien que pendant le Festival pour l’Ecole de la Vie, et c’est tellement incroyable de voir le potentiel de solutions qui existent pour tout le monde, les enfants, les parents et les enseignants, et qui manquent cruellement de mise en avant.

Peux-tu me donner quelques exemples d’initiatives innovantes en éducation ?

Par exemple, Anne-Marie Gaignard, que l’on retrouve dans le magazine, est une ancienne dyslexique qui a créé une méthodologie, Défi 9, qui permet à n’importe qui de ne plus faire de fautes d’orthographe en une semaine, et qui a été validée par les scientifiques. Je trouve tellement dommage que l’éducation nationale ne s’empare pas de ça. C’est une des solutions, mais il y en a plein d’autres, et c’est à l’image des exposants qui viennent au Festival pour l’Ecole de la Vie ou au Congrès Innovation en Education.

On peut aussi citer une institution, l’Unesco, qui s’intéresse aux « futurs de l’éducation ». L’Unesco nous a contactés pour participer à une étude mondiale, qui sollicite plein d’autres acteurs engagés dans l’éducation. Leur objectif est de collecter les réponses reçues du monde entier pour faire un rapport qu’ils vont remettre à l’ensemble des dirigeants de la planète, en faisant force de proposition.

Autre initiative mise en avant dans le magazine Innovation en Education, la Fabrique Spinoza avec Alexandre Jost, qui propose depuis au moins 10 ans des initiatives sur le bonheur à l’école. Il a un impact hyper important, il participe au changement, mais très peu de gens sont au courant. S’il était plus connu, cela pourrait révolutionner ce qui se passe notamment au sein de nos classes.

Est-ce que la crise de la Covid-19, et l’école à la maison, vont amener les gens à penser l’école autrement ?

C’est sûr. A mon niveau depuis un an, je vois que le confinement et ce qu’on est en train de vivre, a vraiment accéléré les prises de conscience à tous les niveaux, que ce soit de l’éducation, de la santé, de l’environnement, de notre façon de manger… Les gens se sont un peu plus posés, ils ont eu le temps de conscientiser pas mal de choses. Sur le sujet éducatif, il y a des parents qui ont dû revoir leur copie, c’est sûr. Maintenant à quel niveau, c’est encore difficile à mesurer, et c’est plutôt l’avenir qui nous le dira. Mais la crise va accélérer cette vague de prise de conscience dans l’éducation, où on a vraiment besoin que le système évolue plus vite. Nombreux sont ceux qui essaient de semer des graines, de porter un regard un peu différent. On tend vers un peu plus de savoir-être dans les écoles. Et pas que dans les écoles, mais aussi chez les professionnels qui accompagnent les enfants, y compris les parents. Il faut que les parents aussi soient sensibilisés à la communication non violente.

Est-ce que ce « ré-amour » pour l’école n’est pas l’occasion de mettre en place de nouvelles initiatives ?

Il y a effectivement des choses qui vont dans ce sens-là. Catherine Gueguen (NDLA : pédiatre adepte de l’éducation bienveillante) me disait il y a quelques jours que le ministère de l’Education nationale l’avait contactée parce qu’ils étaient fortement étonnés de recevoir beaucoup de demandes des enseignants et des professionnels pour la mise en place d’une formation à la CNV (Communication Non Violente). C’est plutôt bon signe. Ca montre qu’il y a des réflexions.

Et en parallèle, il y a des citoyens, comme nous, qui ont des initiatives citoyennes, qui créent des dispositifs allant dans ce sens-là, et qui progressivement, arrivent à intégrer les écoles républicaines. Tout doucement, ils font ce travail de semer des graines. Les enseignants sont les premiers à voir les aspects positifs que ça peut avoir au sein de leur classe. Je pense qu’au moins la moitié des enseignant à l’échelle nationale mènent des expériences dans leurs classes. C’est pour ça que c’est important qu’il y ait des initiatives extérieures citoyennes. Normalement, si on est de plus en plus nombreux, de l’intérieur et de l’extérieur, ces initiatives éducatives innovantes seront de plus en plus visibles. Il faut que les initiatives alternatives extérieures intègrent l’éducation traditionnelle pour qu’il n’y ait plus ce fossé entre écoles alternatives et système éducation traditionnel.

Ce qui est motivant, c’est qu’il y a toujours, à tous les niveaux de notre société, des gens qui essaient de changer les choses. Plus on sera force de proposition et plus on sera demandeur, plus le système sera amener à s’adapter.

Le premier numéro du magazine Innovation en Education sera livré début mars. Si vous avez raté le coche, il vous faudra attendre le numéro 2, qui paraîtra à la mi-avril. Car ce bimestriel n’est vendu que sur abonnement, sans possibilité de commander les numéros déjà parus pour l’instant.

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