
Bourg-en-Bresse, on la traverse souvent sans s'y arrêter. Et c’est dommage. À 40 minutes de Lyon et moins de 2 heures de Paris en TGV, la ville et ses alentours ont bien plus à offrir qu'un détour par le monastère de Brou : des fermes où l'on mange comme rarement, des villages de pierre perchés sur le Revermont, des visites qui embarquent aussi bien les ados que les plus jeunes. Le tout en deux ou trois jours, sans partir loin.
La Bresse, on la connaît surtout pour son poulet. Et Bourg-en-Bresse, pour son monastère royal — ce monument qu’on se promet souvent de visiter sans jamais vraiment prendre le temps de s'y arrêter.
Pourtant, dès qu'on pose ses valises quelques jours dans cette région limitrophe avec la Saône-et-Loire, le territoire se révèle sous un autre visage. Entre la plaine de Bresse et les premiers reliefs du Revermont, les découvertes s'enchaînent de façon inattendue : une pharmacie hospitalière restée "dans son jus" depuis 1963, une ferme auberge où la volaille mijote trois heures dans le vin pétillant, une ancienne ferme bressane transformée en écomusée, un château médiéval que la végétation avait presque englouti, des musées de village plein de surprises... Bourg-en-Bresse et ses alentours a tout pour plaire aux familles.
La voiture reste le moyen le plus souple pour rayonner entre les sites, assez proches les uns des autres. Les familles qui préfèrent laisser la voiture à la maison peuvent aussi arriver en train et explorer la région à vélo via La Traverse, une voie verte de 44 km reliant 13 villages de l'agglomération. Un réseau de bus gratuit complète les déplacements sur place.

Voie verte La Traverse ©Morgane Monneret
Que faire à Bourg-en-Bresse en famille ? Une ville facile à explorer à pied
Bourg-en-Bresse, que les locaux prononcent “Bourgue”, constitue une première étape idéale avant de rayonner dans le territoire, vers la plaine de Bresse ou les reliefs du Revermont.
De taille moyenne, la ville se découvre facilement à pied et se révèle agréable à parcourir. En quelques rues, elle déroule plusieurs siècles d’histoire : maisons à colombages des 15e et 16e siècles, hôtels particuliers des 17e et 18e, façades Art Déco... on la parcourt le nez en l’air, de place en place. Le centre historique, avec ses rues piétonnes et commerçantes, ses restaurants aux terrasses animées dès les beaux jours, est agréable et convivial.
Bourg-en-Bresse conserve ce côté ville à taille humaine où il semble faire bon vivre. Une ville de province avec des parcs, des pistes cyclables et un réseau de bus gratuit sur l’agglomération, pratique pour limiter les trajets en voiture.

Le conseil d’Édith, guide conférencière
Que l’on connaisse déjà Bourg-en-Bresse ou qu’on la découvre, Édith, guide conférencière, propose une manière originale d’explorer la ville grâce à un rallye découverte. Munis d’une carte et de fiches questions, vous partirez à la recherche d’une phrase mystère en déambulant dans le centre historique. Une activité sympa et motivante à faire en famille, et une façon ludique de découvrir la ville. Le rallye est en vente à l’Office de tourisme.
Visiter le monastère royal de Brou en famille : le monument incontournable de Bourg-en-Bresse
Impossible de visiter Bourg-en-Bresse sans passer par le monastère royal de Brou. C’est LE monument qui fait la renommée de la ville. Et il réserve plus de surprises qu’on ne l’imagine.
Avec des enfants, demandez le livret-jeu à l'accueil (2 €). Avec des ados pas toujours spontanément attirés par ce type de monument, réservez une visite guidée via l’Office de tourisme. En visite guidée, le lieu se découvre comme un récit presque romanesque. Car cette église n’a pas été construite pour accueillir des fidèles. Elle a été édifiée pour abriter le corps d’un prince mort prématurément et adoré de sa femme. Le monastère royal de Brou est d’ailleurs souvent comparé à un Taj Mahal à la française.
En 1506, à la mort de son époux, Marguerite d’Autriche lance le chantier. Elle a 26 ans. Elle a déjà été mariée trois fois. Son troisième époux, Philibert II de Savoie, surnommé “Philibert le Beau”, meurt à seulement 24 ans. Leur mariage, d’abord politique, était devenu un mariage d’amour. Effondrée, Marguerite décide de lui offrir une demeure d’éternité : ce sera Brou. Elle ne verra jamais l’édifice achevé. Elle meurt en 1530, deux ans avant la fin des travaux.
À l’intérieur du monastère royal de Brou, on est surpris par le dépouillement de la nef. Toute la démesure du lieu se concentre dans le chœur. Pour y accéder, on franchit le jubé, l’un des rares encore conservés en France, magnifique dentelle de pierre. Il n’en reste que six, et ici, privilège rare, les visiteurs peuvent emprunter un passage sur le jubé, initialement prévu pour que Marguerite d’Autriche rejoigne ses appartements. Le passage permet surtout de découvrir l’église sous un angle inhabituel.
Vous aurez une vue plongeante sur les tombeaux de Philibert et Marguerite surmontés de gisants, des sculptures impressionnantes représentant le défunt tel qu’il était de son vivant. En famille, amusez-vous à repérer les multiples lettres M et P entrelacées, qui signifient “Ici reposent Philibert et Marguerite, désormais unis pour l’éternité.”

À l’extérieur, la visite se poursuit dans les trois cloîtres – celui de la princesse, des convers et des moines.
L’été, le deuxième cloître accueille aussi le festival À la Folie, inclus dans le billet d’entrée, avec des concerts éclectiques, du rap au lyrique, dans une acoustique remarquable. Et chaque été, un spectacle de lumière de 17 minutes, projeté six fois dans la soirée sur la façade de l’édifice, retrace la construction du monastère royal de Brou et met en scène l'histoire d'amour romanesque de Marguerite d’Autriche et de Philibert le Beau.
L’apothicairerie de l’Hôtel-Dieu : une visite insolite à Bourg-en-Bresse avec des enfants et des ados
Changement total d’ambiance à quelques rues de là. L’apothicairerie de l’Hôtel-Dieu est un lieu incroyable resté « dans son jus », en plein centre-ville, auquel on accède comme à un lieu mystérieux bien caché au fond d’un jardin secret.
La visite guidée — proposée le samedi, et le mardi en juillet-août — est assez pittoresque. La pharmacie hospitalière de l’ancien Hôtel Dieu est en effet restée en l’état, comme figée dans le temps, depuis sa fermeture en 1963.
Autrefois, toutes les pharmacies fabriquaient leurs propres remèdes. Dans le laboratoire, les étains, les mortiers en verre, en bronze ou en céramique – dont l’un date de 1665 et est inscrit aux Monuments historiques -, les bassines à sirops, les pressoirs, les couloirs à sirop avec leur grand bec verseur, sont toujours là. Dans l’officine aux boiseries Louis XV, les étagères alignent des rangées de faïences et de chevrettes. Les pots d’onguents contiennent toujours leurs pommades, bien conservées… mais à l’odeur rance.
On apprend au passage quelques expressions imagées qui font sourire : les queues de cerises vertes servaient en tisane diurétique “pour chasser la pierre des reins”, autrement dit pour évacuer les calculs rénaux naturellement. D’autres expressions passées dans le langage courant, tirent leur origine de l’époque : la médecine reposait alors sur l’équilibre des “humeurs” – le sang, la lymphe, la bile et la bile noire. En cas de déséquilibre, on pratiquait lavements, purges ou saignées pour évacuer les “mauvaises humeurs”, une expression qui nous est restée. Autre héritage linguistique : “dorer la pilule”. Au 17e siècle, on roulait réellement les comprimés dans une fine poudre d’or pour les rendre plus acceptables.
Parmi les « trésors » précieusement conservés dans la bibliothèque, vous trouverez les 34 volumes originaux de L’Histoire naturelle de Buffon, avec leurs gravures d’une précision remarquable.
Comptez 1h30 de visite, sans voir le temps passer. Les préados et les ados ne s’ennuieront pas : les lieux ont un côté cabinet de curiosités ou laboratoire d’alchimiste qui éveillera facilement leur curiosité. Une visite-atelier spécifique est aussi proposée aux 6-12 ans le mercredi et pendant les vacances scolaires
Dans la plaine de Bresse : fermes, volaille AOP et vie paysanne d'autrefois
Dès qu’on sort de Bourg-en-Bresse, on accède à la plaine de Bresse, berceau de la volaille de Bresse AOP. Le territoire garde une identité rurale très marquée. Les fermes bressanes à cheminée sarrasine jalonnent la campagne et racontent à elles seules une partie de l’histoire locale.
Déjeuner à la ferme auberge du Colombier: une immersion gourmande dans la plaine de Bresse
À Vernoux, à une quarantaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse, la Ferme auberge du Colombier, labellisée « Bienvenue à la ferme » et classée aux Monuments historiques, fait partie des rares fermes auberges de l’Ain où l’élevage et la cuisine se font sur place. L’auberge propose un menu unique, élaboré à partir des produits de la ferme. Volaille de Bresse AOP élevée sur place, cochons, crème et beurre de Bresse AOP, charcuterie, tarte bressane : ici, tout ou presque vient de l’exploitation.

Quand la météo le permet, on déjeune sur une terrasse couverte ouverte sur la campagne. Quelques volailles circulent tranquillement à proximité des tables, aucunement dérangées par l’agitation ambiante. L'accueil est chaleureux, l'ambiance bucolique. C’est le lieu idéal pour une fête de famille, le restaurant pouvant accueillir de grandes tablées.
Et on se régale ! Impossible de passer à côté du poulet de Bresse maison. Sa particularité tient à une cuisson très lente, entre deux heures trente et trois heures, dans un vin pétillant. Le jus de cuisson est ensuite filtré, puis mélangé à la crème et au vin jaune. La sauce, légèrement dorée, reste étonnamment légère. La volaille, elle, fond littéralement en bouche. Julien et Vanessa, aux fourneaux, proposent un menu unique à un prix très abordable (36 € pour les adultes et 16 € pour les enfants). Charcuterie, salade bressane, poulet de Bresse à la crème et gratin dauphinois, fromage blanc à la crème de Bresse et tarte bressane… les plats sont servis à table, et mieux vaut venir ici avec de l’appétit, car ils sont particulièrement généreux.

Le couple a repris la ferme il y a six ans, avec l’envie de faire vivre ce lieu et de partager un vrai savoir-faire. Tous deux issus de familles agricoles, ils élèvent aujourd’hui sur 50 hectares environ 2 500 volailles de Bresse AOP, dans le respect du cahier des charges, qui impose notamment une alimentation 100 % maïs.
Pour ceux qui souhaitent rester sur place, la ferme dispose aussi d’un gîte pour 4 à 6 personnes et de deux emplacements pour camping-car.
2098 route du colombier, le grand colombier, 01560, Vernoux
Tel. 04 74 30 72 00
Information et réservation
La Ferme de la Forêt : une visite vivante pour comprendre la Bresse d’autrefois
À deux pas de la Ferme auberge du Colombier, à Courtes, la Ferme de la Forêt, authentique ferme bressane à colombages construite en 1581, exploitée jusqu’aux années 1960 et aujourd’hui classée Monument historique, invite immédiatement à remonter le temps.
La visite guidée vaut vraiment le détour, riche en anecdotes sur la vie quotidienne des paysans bressans. Entre organisation des repas, rôle de chacun dans la ferme, astuces ingénieuses du quotidien et expressions héritées de l’époque, la guide est passionnante et capte facilement l’attention des enfants et des ados. Des tablettes sont aussi proposées gratuitement (à partir de 8 ans), pour une visite libre sous forme d’enquête dans la peau d’un “agent du patrimoine” chargé de sauvegarder l’âme du lieu. Comptez environ deux heures au total pour tout explorer.
Le lieu permet de comprendre très concrètement comment on vivait dans une ferme bressane au 19e siècle. La visite commence par le bâti : pas de fondations, mais une ossature en bois assemblée selon la technique du tenon-mortaise, remplie de torchis, avec un soubassement de briques pour protéger la maison de l’humidité. Les épis de maïs suspendus en façade, jolies guirlandes végétales, servaient à sécher… mais aussi à afficher la richesse de la ferme.
La guide arrive à capter l’attention des ados avec des anecdotes concrètes qui rendent le lieu très vivant. Au centre de la “maison chauffure”, qui servait à la fois de cuisine, de salle à manger et de chambre, se dresse une spectaculaire cheminée sarrasine, large de 16 m² à sa base et haute de 12 mètres. Aujourd’hui, il ne reste qu’une trentaine de ces cheminées en Bresse, contre 400 au début du XXe siècle.

On découvre une vie quotidienne très organisée : le maître de maison, seul à avoir le droit de s’asseoir sur l’archebanc, les femmes servant le repas et mangeant debout, le grand valet, seul détenteur d’un couteau, qu’il refermait pour signaler la fin du repas.…
Les lits clos à rideaux conservaient la chaleur, les berceaux étaient suspendus pour protéger les nourrissons des rats, et le “tintébin”, ancêtre du trotteur, montre qu’on n’a pas attendu notre époque pour inventer des objets pratiques pour les enfants.
Certaines expressions trouvent ici leur origine. Les “bauches”, curieux instruments utilisés pour appeler les ouvriers, ont donné le mot “embaucher”. Le zéro déchet et l’anti-gaspillage n’avaient pas encore de nom, mais tout était réutilisé : le petit lait issu de la fabrication du beurre nourrissait les poulets ; les fruits cuisaient pendant vingt heures pour produire le “vin cuit”, dégusté l’hiver sur des gaufres bressanes.
À l’étage a été aménagé un espace plus interactif avec des manipulations autour du clayonnage et des techniques de construction de l’époque.
Autour de la ferme, flânez dans le jardin potager et le verger avec ses variétés anciennes. Un espace pique-nique permet aussi de prolonger la visite et de profiter des ateliers régulièrement proposés aux familles.
1210 route de la Ferme de la Forêt, 01560 Courtes
Ouvert à partir du 4 avril 2026 jusqu’au 1er novembre.
Tel. 04 74 30 71 89
Plus d’informations
Le Revermont : villages de pierre, château médiéval et musées de famille
On quitte les plaines de Bresse pour gagner les reliefs du Revermont, que les habitants surnomment la petite montagne. À 25 minutes de Bourg-en-Bresse en voiture, le paysage change complètement : les plaines cèdent la place aux premiers contreforts du Jura, les villages s'étagent sur les pentes, avec leurs façades de pierre et leurs ruelles anciennes.
Sur la route, plusieurs haltes valent le détour : Meillonnas, ancien bourg fortifié réputé pour sa faïence au XVIIIe siècle, Saint-Trivier-de-Courtes et ses remparts, Salavre et ses fontaines nichées entre les roches, Journans et ses maisons vigneronnes, Verjon, et sa roue à aubes sur le Solnan. Autant de villages pittoresques qui méritent le détour avant d’arriver à Treffort.
Le château de Treffort, une renaissance familiale au-dessus de la Bresse
Perché au-dessus du village, à une quinzaine de kilomètres de Bourg-en-Bresse, le château de Treffort domine la Bresse. On le repère de loin aujourd’hui. Pourtant, il y a quelques années encore, la végétation l’avait presque englouti.
Le site remonte au Moyen Âge. Dès la fin du XIIIe siècle, sous Amédée V, comte de Savoie, Treffort devient une place forte stratégique. Le château, flanqué de tours (jusqu’à 18 mètres pour le donjon), surveille la frontière entre Bresse et Revermont. En 1600, les troupes d’Henri IV rasent de nombreux châteaux forts de la région. Le château est en grande partie détruit. Pendant trois siècles, il n’en reste qu’une motte de terre et des murs en ruine.
En 1910, l’architecte Tony Ferret rachète la ruine et reconstruit la tour et le porche d’entrée. Après lui, le château retombe dans l’oubli. En 2019, un industriel du village passionné de patrimoine décide de le sauver. Un projet familial, porté sur trois générations. L’idée n’est pas de faire du château de Treffort une résidence privée, mais un lieu ouvert à tous. Les murs sont relevés sur leurs fondations. Lors des travaux, on découvre des carreaux vernissés datés de 1307, d’une qualité remarquable.
Aujourd’hui, la visite se fait librement (9 €, gratuit pour les moins de 12 ans), mais une visite guidée sur réservation est organisée une fois par mois d’avril à septembre. Une tour a été aménagée en petit musée scénarisé, particulièrement attractif pour les enfants. Autre moment très attendu, le tir au trébuchet quotidien sur les vignes environnantes.
En plus de la visite du musée et du parc, une chasse au trésor permet aux enfants de découvrir le site de façon plus ludique (2 € par enfant). Deux parcours existent selon l’âge : chasse aux photos pour les 3-5 ans, quête du trésor pour les 6-12 ans sur les traces d’Amédée V de Savoie.
Le château accueille aussi des soirées festives gratuites les vendredis d’été, des spectacles, du théâtre en plein air dans un amphithéâtre aménagé.
Le village de Treffort lui-même, entre la plaine de la Bresse et le Revermont, mérite la promenade. Ses ruelles en herbe, ses maisons vigneronnes, ses fontaines, son église perchée (voisine du château), ses halles, complètent le charme de ce village médiéval. Pour les familles qui voudraient prolonger l’étape, un gîte de dix couchages (géré par les propriétaires du château) a ouvert en 2024 près de l’église, en plein cœur du village.

Château de Treffort - 2 Place des Tilleuls, 01370 Val-Revermont
Ouvert de mi-avril à début novembre.
Tel. 04 74 22 93 30
Infos et réservations : https://chateaudetreffort.fr
Agenda 2026 :
Le Week-end Médiéval au Château de Treffort - Les 11 et 12 avril 2026
Vendredis de l’été du 10 juillet au 21 août : soirées concerts chaque samedi du 11 juillet au 13 août.
Noël au Château les 11, 12 et 13 décembre 2026
Le Musée du Revermont, une ancienne école devenue musée à découvrir en famille
Non loin de Treffort, à Cuisiat, le musée du Revermont est installé dans une ancienne mairie-école. Derrière sa façade rose se cache une petite pépite qui a bien failli disparaître après la saison 2025, à la suite du désengagement de la Région. Le musée continue heureusement de faire vivre ce patrimoine local grâce à une équipe dynamique et inventive. Et ce serait dommage de le manquer : le lieu se révèle à la fois ludique, pédagogique et particulièrement adapté aux familles.
A commencer par la salle de classe des garçons du XIXe siècle, restée presque intacte: pupitres en bois, cartes murales étonnantes (« ce que les Etats-Unis nous apportent »), boulier, encriers et d’autres objets plus insolites comme ces fusils en bois (avec lesquels jouaient les enfants après la guerre de 1870) ou ce livret d’anti-alcoolisme… On apprend au passage qu’on n’enseignait pas les mêmes choses selon son sexe, les filles étant davantage préparées aux tâches domestiques, tandis que les garçons étaient destinés à reprendre la ferme.
Des ateliers sont organisés pour les scolaires uniquement (dommage, mais avis aux enseignants qui nous lisent), qui peuvent revivre une journée type de l’école communale d’antan (leçon de morale, écriture à la plume, étude des cartes de l’IGN…). En tant que simple visiteur, vous pourrez toutefois participer en famille à l’atelier « Passe ton certif ! », en juin (à partir de 12 ans et sur réservation).


La visite se poursuit à l’étage, avec un espace muséographique sur la vie et les traditions bressanes moins immédiatement accessible pour les plus jeunes — sauf à s'armer du Rever' Baluchon. Si ce n’est la salle intitulée « Etre enfant du Revermont », qui illustre à travers de nombreux objets parfois surprenants la vie des enfants de la fin 19e au début 20e siècles. Pensez donc à demander à l’accueil le sac de jeux Rever' Baluchon, mis gratuitement à disposition. Grâce à ses 8 défis à résoudre en famille, la visite des collections (et du jardin) sera beaucoup plus motivante pour les plus jeunes.
À l’extérieur, le jardin est une vraie surprise.. Potager-verger conservatoire, variétés anciennes de pommiers et de poiriers, carrés pédagogiques où les enfants peuvent manipuler des outils et s’essayer aux semis. Un “Jardi Quiz” propose un cherche-et-trouve en autonomie. Des tables de pique-nique, des hamacs et des jeux permettent de prolonger agréablement la visite dans ce lieu très paisible.

D’avril à octobre, le musée propose régulièrement des rendez-vous familiaux : ateliers jardinage, parcours-jeux, chasse aux œufs à Pâques, concert familial pour la Nuit des musées, rendez-vous aux jardins, goûters thématiques, Journées du patrimoine ou encore grande fête des fruits d’automne en octobre.
Musée du Revermont, 40 rue Principale, 01370 Val-Revermont
Tel. 04 74 51 32 42
Ouvert du 3 avril au 1er novembre 2026 inclus.
Où dormir à Bourg-en-Bresse en famille ?
Le Logis de Brou : à deux minutes du monastère
À deux minutes à pied du monastère royal de Brou, juste en face de l’Hôtel-Dieu et à une dizaine de minutes à pied du centre-ville, Le Logis de Brou est une adresse bien placée pour un court séjour en famille à Bourg-en-Bresse, qui vous permettra d’explorer la ville à pied
Derrière sa façade blanche aux volets bleus, qui évoque presque une petite adresse de bord de mer, l’hôtel a récemment été rénové dans un esprit vintage inspiré des années 60-70. L’ambiance est simple, chaleureuse et sans prétention, avec un accueil particulièrement convivial.
L'établissement dispose de trois chambres familiales — idéales pour un couple avec un enfant — toutes avec balcon, certaines offrant même une vue sur les toits vernissés du monastère de Brou. Petit déjeuner buffet le matin, parking sur place, et gare accessible à pied en une quinzaine de minutes.

Pour les familles plus nombreuses ou celles qui préfèrent un séjour au vert, plusieurs campings avec base de loisirs aux alentours offrent de belles alternatives
Infos et réservation : https://www.logisdebrou.com/
Ce coin de l'Ain est plein de belles surprises. Les ados qui boudaient les visites guidée ressortent avec des anecdotes plein la tête, tout est fait pour que les plus jeunes ne s'ennuient pas, et les parents rentrent de cette escapade au vert avec l'envie d'y retourner. La plupart des sites ouvrent dès avril et les animations battent leur plein jusqu’aux vacances de Toussaint. Autant dire que les week-ends de printemps ou les vacances d'été sont le moment idéal pour découvrir Bourg-en-Bresse et le Revermont en famille — avant de pousser, pourquoi pas, vers le Jura ou la Dombes.
Pour préparer votre séjour : www.bourgenbressedestinations.fr et www.ain-tourisme.com
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