Enfants autistes : les mesures pour favoriser leur scolarisation

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homme tient dans la main des pièces de puzzles comme symboles de l'autisme

Particulièrement à la traîne dans la prise en charge éducative des enfants autistes, la France tente de le combler par le biais de décisions politiques ciblées. Le début d’un espoir pour les familles concernées. A condition que ces annonces soient véritablement suivies d’effets…

Scolarisation des enfants autistes : zéro pointé pour la France

Inscrit dans la Constitution depuis 1946, le droit de tous à l’éducation reste une utopie pour certains. Ainsi dans l’Hexagone, 80 % des enfants autistes seraient privés de toute forme de scolarisation. Une étude rendue publique l’an dernier par le gouvernement démontre qu’elle diminue en outre au fil des années et de l’avancée dans le cursus scolaire. 87 % des autistes sont scolarisés en école élémentaire, 11 % au collège et seulement 1,2 % au lycée. En 2011-2012, seuls 553 autistes étaient scolarisés dans un lycée en France…

Un manque d’initiative, voire une inertie, qui a valu à la France l’an dernier de se faire lourdement condamner par le Conseil de l’Europe pour déficit de scolarisation, après une première sentence en 2003.  Treize experts ont planché sur le sujet au sein de l’organisation internationale. Verdict, il y a « violation de la Charte sociale européenne révisée en ce qui concerne le droit des enfants et adolescents autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun. Et l’absence de prédominance d’un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées ».

Ce groupe d’éminents spécialistes a aussi insisté sur l’importance d’intégrer au maximum les enfants autistes dans des écoles classiques quand leur handicap le permet. Il a évoqué la fréquente expatriation forcée des familles dans les pays frontaliers, faute de trouver en France un accueil scolaire correct pour leurs rejetons.

Renforcer les compétences

Une mise à l’amende qui a peut-être en partie motivé les annonces du gouvernement, en avril 2015. Le 3e plan autisme (2013-2017) préconisait un dépistage plus précoce et plus intensif de l’autisme et la transformation des pratiques sur le terrain. Sur la base de ce diagnostic précoce, la secrétaire d’Etat aux personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion Ségolène Neuville, a annoncé une batterie de mesures.

Formation des enseignants à l’accueil d’élèves autistes

Pour les enseignants, il est prévu deux dispositifs. Des « modules prêts à l’emploi » destinés aux écoles supérieures et aux futurs professeurs des écoles. Et des formations « garanties » à ceux qui accueillent effectivement dans leurs classes des élèves autistes. Le tout en précisant qu’il était essentiel de « faire évoluer les mentalités et de supprimer les discriminations ». Et d’ « habituer les enfants dès leur plus jeune âge à être mélangés ». Avant de conclure que « les enfants autistes doivent au maximum être dans la vie normale avec les autres enfants ».

Formation des professionnels du secteur social

Il a été décidé aussi de renforcer la formation initiale des professionnels du travail social dans les écoles et instituts de formation spécialisés. Pour les mettre en adéquation avec les avancées de la recherche sur l’autisme. Pour bénéficier de financements officiels, ces formations devront d’ailleurs désormais obéir à un cahier de charges très précis. Il sera élaboré avec des membres du comité autisme.

Formation continue des professionnels de santé

La formation continue des professionnels de santé et des intervenants paramédicaux (orthophonistes, psychomotriciens etc…) évoluant dans la sphère de l’autisme va aussi être évaluée. La création de cursus universitaires centrés sur l’accompagnement des troubles du spectre autistique va être encouragée, comme c’est déjà le cas à Clermont-Ferrand.

Enfin, en cumulant les crédits alloués par les différents plans autismes. Près de 6 300 places d’accueil doivent être créés sur 2015-2018 dans les établissements spécialisés pour les enfants et les adultes autistes. De quoi combler (un peu) le retard de notre pays par rapport à d’autres pays très en pointe dans ce domaine. Comme la Belgique, qui accueille donc beaucoup des exclus de notre système scolaire et les Etats-Unis.

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