Maman solo : oui, à la bulle d’amour, non à la fusion !

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Calin maman et sa fille

Seules aux commandes du vaisseau parental, les mères célibataires vivent parfois en symbiose absolue avec leur enfant. Gratifiant lors des premiers mois et années de Junior, ce fonctionnement peut devenir toxique si l’on ne parvient pas progressivement à couper le cordon. Explications.

Toutes les mamans du monde, sauf exceptions, ont été fusionnelles avec leur bébé. Cet état est même, dans un premier temps, complètement normal ! Jusqu’à huit mois, l’enfant pense même qu’il ne forme qu’une seule et même personne avec celle qui lui a donné le jour. C’est quand il réalise que ce n’est pas le cas que les choses se gâtent : le bout de chou passe alors par la période dite de l’angoisse de séparation et nous offre les pleurs diluviens qui vont avec.

Heureusement, tout rentre dans l’ordre ensuite. Au fil du temps, notre bambin accepte généralement de s’ouvrir au monde et aux autres, d’abord aux membres de sa famille puis aux « étrangers » qu’il côtoie, par exemple à la crèche ou à l’école.

Une confusion des rôles perturbante

Mais cette prise d’indépendance est plus difficile à mener lorsqu’on est elevé par une maman solo, sans papa du tout ou avec un père lointain ou tenu à l’écart. Parce que notre enfant est tout pour nous et qu’on est tout pour lui, il arrive que l’émancipation progressive se fasse mal ou pas du tout. Ce qui pose problème à plus d’un titre…

En tant que maman, on peut se retrouver écrasée sous le poids de cette toute-puissance affective à assumer. On peut aussi être épuisée par les exigences de son rejeton. Enfin, on peut peiner à se reconstruire un couple parce que l’on est trop accaparée par sa progéniture.

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Et ce n’est pas simple non plus pour notre fils ou notre fille si chéri(e) puisque ces rapports trop exclusifs qu’il / elle entretient avec nous peuvent l’amener à devenir un petit tyran et troubler sa construction de sa personnalité. Certains garçons ont ainsi tendance à se considérer inconsciemment comme le compagnon de leur mère. Illustration du côté de la rubrique people, avec le cas d’Angelina Jolie, qui, depuis son retentissant divorce avec Brad Pitt laisserait, selon le magazine Closer, aurait laissé son ainé Maddox « décidé de tout à la maison. L’adolescent supervise les nounous (…) et indique même aux cuisinières ce qu’il faut préparer pour dîner. Ne reste plus au fils aîné qu’à trouver un nouvel homme parfait pour sa mère ». Sans commentaire…

Les clés pour donner de l’espace à chacun

Pour éviter d’aboutir à cette situation, inutile évidemment de rationner les câlins, les bisous, l’affection et l’attention que vous prêtez à votre enfant. Se savoir aimé et entouré est en effet un ciment indispensable pour grandir harmonieusement et réussir ensuite à s’autonomiser. Mais point trop n’en faut : à force de tout partager, on peut s’étouffer l’un l’autre et le trop-plein de proximité devient alors toxique.

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Très tôt, il nous incombe donc de faire avec notre enfant des activités collectives qui l’obligent à sortir du giron familial. Et de nous employer aussi, faute de papa présent, à ce que d’autres hommes viennent incarner à ses yeux une figure paternelle de substitution. Ce que les psys appellent « le tiers séparateur » : cela peut être le rôle du tonton, du cousin, du meilleur ami ou encore de notre nouveau chéri, si l’on en a un.

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Il faut également marquer la frontière entre notre territoire « mental » et le sien : parce que notre ado n’est pas notre vieille copine de lycée, on évite les confidences sur nos galères sentimentales et on ne cherche pas non plus en permanence à connaître tout ce qui lui trotte dans la tête. Ses premiers élans, ses émotions et certaines de ses colères lui appartiennent.

En bref, il faut protéger son enfant sans étouffer, le laisser exister sans nous et exister sans lui, sans culpabiliser. On lui donne ainsi les clés pour devenir plus tard un adulte épanoui. Et un parent aussi génial qu’on s’efforce de l’être, en toute modestie !

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