Norbert Tarayre : sa vie de papa

Révélé par Top Chef il y deux ans, Norbert Tarayre a fait souffler depuis un sacré vent frais sur les émissions culinaires, grâce à Norbert et Jean, le défi, qu’il présente sur 6ter et M6. Mais ce dingo des fourneaux est aussi l’heureux papa de Gayane, Laly et Aliya, trois demoiselles de 7 ans, 5 ans et 10 mois. Ses confessions aux petits oignons…

Photo : Marie Etchegoyen - 6Ter

Photo : Marie Etchegoyen – 6Ter

Est-ce que c’était une évidence pour vous d’avoir des enfants assez vite ?

Non, pas du tout. En fait, je voulais être papa à 40-42 ans. Mais c’est l’amour de ma vie -ma femme Amandine-, qui n’était pas prévu au programme. Elle est le plus bel accident de ma vie !

Vous avez grandi vous-même sans père à partir de dix ans. Est-ce que ça été difficile de trouver vos marques dans ce domaine ?

L’absence d’un père, qu’il soit vivant ou non, ça crée effectivement une perte de repères sur l’identité parentale. Et il faut se construire sans image masculine. Mais le paradoxe, chez moi, c’est le départ de mon père a été presque salvateur. A ce moment-là, j’ai découvert que j’avais un tempérament fort, que j’étais extraverti, peut-être parce qu’il y avait la place de l’ « homme » à prendre dans la famille. Aujourd’hui, à presque 34 ans, je peux donc dire que je suis donc heureux de ce qui m’est arrivé.

Avez-vous accompagné les grossesses de votre femme, coté échographies, préparations à la naissance, etc… ?

Pour Gayane, la première, j’ai assisté à tout. Pour la deuxième, Laly, j’étais déjà moins assidu et pour la dernière, Aliya, j’ai presque tout loupé. Mais j’étais là à chaque fois pour couper le cordon. Heureusement que les accouchements étaient programmés… Par contre, là où j’ai été très solidaire, c’est que j’ai fait une couvade à chaque fois ( rires.) J’ai pris 12, 13 kilos voire plus…

Est-ce que vous avez l’impression d’avoir évolué en tant que père au fil des années ?

J’ai l’impression d’être plus pédagogue. Et aussi plus en phase avec mes filles parce que j’avoue que quand elles étaient tous bébés, ça ne m’intéressait pas beaucoup. Le pipi-caca-popo, c’est pas mon truc. J’ai besoin de pouvoir dialoguer avec elles.

Etes-vous moins angoissé que vous ne l’étiez au départ ?

Non, je le suis plus parce que je me rends compte que mes filles grandissent et m’échappent, que je suis petit à petit excommunié de leur intimité. C’est difficile mais il faut admettre qu’elles puissent exister autrement qu’à travers leurs parents.

Comment se répartissent les tâches du quotidien entre Amandine et vous ?

Il n’y a aucune répartition, en fait. Comme je suis tout le temps en vadrouille pour le boulot, c’est Amandine qui assure 99 % du temps. Ce qui me donne un peu le rôle du méchant parce que ce n’est pas évident de disputer ses enfants quand vous n’avez pas été là pendant une semaine. L’une de mes filles m’a dit d’ailleurs « Papa, tu me manques mais juste quand tu n’es pas là »…

Norbert Tarayre et Jean Imbert.                                                                                                   Photo : Sébastien Dufour - 6Ter

Norbert Tarayre et Jean Imbert.
Photo : Sébastien Dufour – 6Ter

Etes-vous du genre à cheval sur les principes ou plutôt relax ?

Je suis un papa poule. Quand je pars faire les courses avec mes filles, c’est Amandine qui garde la carte bleue. Sinon, je leur achèterais tout le magasin !

En quoi Amandine, vous épate ou vous énerve en tant que maman ?

Rien ne m’énerve et tout m’épate. Je la trouve tellement courageuse… Elle s’occupe des enfants, de moi, d’une société. C’est ma colonne vertébrale. Elle ne s’abandonne jamais à la facilité et accepte de jouer à la fois le rôle de maman et de papa. Pour moi, c’est un exemple à suivre.

Quant à vos filles, en quoi vous bluffent-elles ?

Je les trouve très éveillées. Et j’aime le réalisme qu’elles ont par rapport à la vie. Elles ont conscience de la chance qu’elles ont !

La fois où elles vous ont fait le plus mourir de rire ou de honte ?

Je crois que le plus gros fou-rire, ça a été le jour ou Laly, ma deuxième, a ramené l’un des tampons hygiéniques de sa mère à la table d’un client du restaurant…

Est-ce que vous avez l’impression de leur avoir transmis votre amour des saveurs ?

Elles ne cuisinent pas encore mais elles aiment bien manger, même des légumes! Pour l’instant, on en est seulement à l’étape dégustation.

Que leur répondrez-vous si elles disent plus tard vouloir marcher dans vos traces ?

Je leur dirai de faire des études d’abord, dans la voie générale ou en hôtellerie, sachant que ce qui compte pour moi, c’est surtout qu’elles soient heureuses. Je veux qu’elles kiffent ! Et je cherche à être un tuteur pour elles et non pas à orienter leurs choix, sachant que de toute façon, elles partageront leurs réussites professionnelles avec d’autre que nous. Moi, quand j’ai eu la consécration d’avoir ma propre émission télé, je n’ai pas pu savourer ça avec ma mère.

Vous avez été classé 2ème papa préféré des Français, après Gad Elmaleh dans un très récent sondage ? Ca vous flatte ?

Ça me fait très plaisir. Mais tout le mérite en revient à Amandine. C’est elle que l’on aurait dû primer !

SON ACTU : Norbert revient avec son compère Jean Imbert dynamiter le petit écran avec la 4ème saison inédite de Nobert et Jean, le défi, diffusée à partir du 21 mars tous les vendredis à 20h50 sur 6ter, une saison qui s’ouvre avec une émission exceptionnelle enregistrée en public à Lille. Le programme est aussi diffusé sur M6, le lundi à 23h50.

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  1. On l’adore!! On a eu la chance de le rencontrer et de cuisiner avec lui, il est adorable!!

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