La vie de maman de Gwendoline Hamon, l’héroïne de la série Cassandre

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Par Bénédicte Flye Sainte Marie le

Gwendoline Hamon, Cassandre, sa vie de maman, son fils

Gwendoline Hamon, la figure de proue de Cassandre, série qui réalise des audiences au sommet sur France 3, est aussi la maman de Gabriel, seize ans et demi, né de son union avec Frédéric Diefenthal dont elle est aujourd’hui séparée. Si elle ne transige pas sur certains principes, cette mère fusionnelle élève aussi son fils dans un océan de mots d’amours. Confidences

Quelle conception de la maternité vous faisiez-vous lorsque vous étiez enceinte ? La réalité a-t-elle correspondu à l’image que vous en aviez ?

Gwendoline Hamon : Je n’imaginais pas d’abord que j’allais prendre vingt-trois kilos, je m’étais dit que ça ferait de moi une belle femme épanouie comme on en voit en couverture des journaux. Or, je l’étais particulièrement au niveau du canelé et de la gaufre ! Mes deux derniers mois de grossesse ont eu lieu en juillet et aout et j’étais comme une baleine échouée sur la plage. Tout le monde était aux petits soins autour de moi. Je ne bougeais pas le petit doigt. J’étais sous mon parasol et je mangeais ! J’ai finalement accouché en urgence par césarienne car j’avais une toxémie gravidique. J’avais beaucoup fantasmé le moment où je verrais mon bébé pour la première fois mais la réalité m’a bouleversée plus encore… Voir ce petit animal qui sort de vos entrailles, c’est extraordinaire. Et c’est un amour fulgurant qui m’est tombé dessus à la seconde.

Dans votre manière d’élever Gabriel, avez-vous été dans l’imitation ou dans l’opposition par rapport aux valeurs que prônaient vos parents ?

Je pense que j’ai été davantage dans le contrepied même si j’ai été rattrapée par la nature fantasque que j’ai héritée de ma mère. Je suis une maman assez peureuse, j’ai toujours peur qu’il lui arrive un truc, tout en ayant conscience qu’il faut que je lui fasse confiance. Donc, je le laisse libre mais je checke tout ! Car je considère que je n’ai pas terminé l’éducation de Gabriel, j’ai encore des choses à lui apprendre et à lui donner. L’une des mes règles absolues, c’est aussi de ne jamais se mentir. Et on se dit beaucoup « je t’aime », lui comme moi d’ailleurs, ses copines en sont même hallucinées… Pour les enfants de ma génération, ça n’était pas du tout la même chose. Alors, dans ce domaine, moi, j’y vais par paquets ! Et on est très complice. Gabriel me dit souvent d’ailleurs « Je n’ai pas envie de ne pas m’entendre avec toi »

Gabriel est votre enfant unique. Avez-vous veillé à ce qu’il ne considère pas comme le centre du monde ?

C’était mon angoisse car je sais qu’on est dans le schéma-roi de l’enfant-roi et qu’on évolue en plus dans un milieu privilégié. Alors, je lui répète qu’on ne grandit bien que dans la frustration. Et je lui accorde des petits plaisirs mais il m’arrive de le rabrouer parce que je ne veux pas qu’il devienne un gosse de riche.

Est-ce qu’il a des moments de votre vie de maman où vous êtes sentie complétement dépassée ?

Gwendoline Hamon : J’assume de faire des erreurs. Mon métier de mère, c’est de rabâcher beaucoup et il n’y pas d’études ou de mode d’emploi… Et je trouve que l’adolescence n’est pas un âge très facile. Gabriel essaie souvent de m’emberlificoter, il sait que je vais lui dire non mais il y va quand même ! Ca m’arrive souvent de regarder mon compagnon et de lui dire « Je ne sais plus quoi faire…». Mais le fond des choses, c’est que même s’il y a des disputes, je suis sûre que je ne me fâcherais jamais avec mon fils.

Vous sentez parfois tiraillée par votre envie/ besoin d’être auprès de lui et votre carrière ?

Oui, tout le temps. En ce moment, je suis en tournage à Lyon pendant deux mois. Je ne suis pas présente mais j’ai mis sur pied une grosse organisation puisqu’il y a toujours mon père, ma belle-mère ou mon amoureux qui sont auprès de lui à la maison. Il me manque et je pense que je lui manque aussi. Quand il était tout petit, c’était absolument horrible. Je pleurais dans la rue quand je le quittais et partais prendre mon train. En même temps, je n’ignore pas la chance que j’ai de faire ce métier et je sais que Gabriel ne m’en veut pas.

Pensez-vous qu’en matière d’éducation des enfants, la sororité et la solidarité féminine doivent aussi prévaloir ?

Oui, il y a souvent des enfants d’amies, des neveux et nièces qui viennent chez nous. On a un fonctionnement très kibboutz, très famille. Et j’adore les copains de mon fils. Quand ils sont là, j’essaie de me mettre à leur niveau en rajeunissant mon vocabulaire (rires).

La lutte contre les stéréotypes est l’un des chantiers majeurs sur le chemin qui mène vers la parité. Est-ce un sujet auquel vous avez sensibilisé votre fils ?

Il a eu un cours sur ce thème au lycée cette année et ça a donné lieu à une grande conversation entre nous. Je saisis de toute façon toutes les occasions possibles pour échanger avec lui. On a beaucoup parlé ensemble par exemple du racisme structurel, de l’homophobie, de la Shoah et de l’esclavage.

Lire aussi : Comment donner une éducation féministe à ses garçons ?

Les fictions télé, avec toutes ces femmes qui sont ultra-performantes au boulot mais bancales dans leur vie privée, n’entretiennent-elles pas le cliché qui veut qu’il soit impossible de réussir sur les deux fronts, qu’il faut forcément sacrifier l’un ou l’autre ?

Vous n’avez pas tort ! Actuellement, on est dans le culte de l’anti-héroïne, donc c’est un ressort que l’on utilise souvent. Et dans le cas de Cassandre, c’est indispensable à l’intrigue car il y a ce jeu du chat et de la souris entre Roche et elle. On se demande s’ils vont finir par sauter le pas ou non… Mais c’est vrai que l’on devrait être capable de traiter la femme dans les séries autrement qu’à travers le prisme de ses névroses.

L’actu de Gwendoline Hamon :

Alors que la diffusion du cinquième millésime s’est récemment terminée sur France 3, l’actrice tourne actuellement la sixième saison de Cassandre. On la verra également prochainement dans Une si longue nuit sur TF1 aux cotés de Mathilde Seigner et Jean-Pierre Darroussin, l’adaptation française de la série britannique Criminal Justice. Enfin, elle sera prochainement au cinéma au générique d’Une si belle course de Christian Carion, film dont elle partage l’affiche avec Dany Boon et Line Renaud.

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