Parents-enfants : pourquoi c’est la guerre à table

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XXIème siècle, époque paradoxale ? Alors que l’offre alimentaire n’a jamais été aussi riche, nous éprouvons de plus en plus de difficultés à faire manger nos enfants. Explications.

La fin d’un certaine éducation gustative

Hors des frites-steak haché ou des coquillettes-jambon, point de salut… Ils ne sont pas rares, les pères et les mères pour qui chaque repas est une bataille, où la moindre tentative pour varier le contenu de l’assiette se conclut par un échec. Des tensions qui trouvent d’abord leur origine, selon le nutritionniste Patrick Serog (qui vient de publier un livre sur ce thème « Les enfants à table » ) dans le fait que les parents et les enfants ont perdu l’habitude de manger ensemble, notamment à cause l’exiguïté de leur logement, des journées de travail à rallonge et des sollicitations multiples de la vie moderne, notamment celles que créent nos smartphones. « Il y a une raréfaction du passage à table commun, un culte du plateau-télé individuel. Et c’est un phénomène de société qui a beaucoup d’inconvénients ». Car cela engendre une perte de passation « culinaire » mais aussi affective. Pour paraphraser Simone de Beauvoir qui dit qu’ « on ne naît pas femme, on le devient », se muer en fin gourmet, ouvrir sa palette de saveurs nécessite un apprentissage, apprentissage qui ne se fait pas ou mal, du fait que peu de repas sont partagés en famille.

Trop d’injonctions nutritionnelles antinomiques

Mais si nourrir nos bambins se révèle aussi complexe, c’est aussi parce que nous sommes très angoissés par tout ce qui touche à l’alimentaire, à force d’entendre tout et son contraire dans les médias. « Il faut manger du poisson parce que c’est bon pour la santé ». Oui, mais on sait aussi que certains contiennent des résidus de métaux lourds, on y réfléchit à deux fois, de peur de les intoxiquer…. « Ne mangez pas trop sucré ». Alors, on peut se rabattre sur les édulcorants ? Non, parce que l’aspartame, par exemple, pourrait être cancérigène. De quoi nous faire perdre tous nos repères en la matière. Un trouble que nos enfants, en bonnes éponges émotionnelles, perçoivent aussi. « En plus, les enfants sont eux-même très informés par Internet, par la télé. Et ils en discutent beaucoup entre eux, notamment à l’école » explique notre spécialiste.

Comment renouer le fil de la transmission alimentaire

Amener sans trop de peine nos enfants à diversifier leur répertoire de goûts est néanmoins possible, selon le Docteur Serog. Le meilleur moyen pour cela est de présenter la chose de façon ludique « Quand ils ont du mal à avancer dans ce domaine, on peut leur proposer une dizaine, une quinzaine de fois le même aliment nouveau, en leur demandant de le noter » propose-t-il. Souvent, la moyenne monte au fil du temps et ils finissent par l’apprécier… Mais on peut aussi ruser en agrémentant cet aliment avec de l’ail, du fromage fondu, des épices, histoire de le rendre plus « sexy ». Ou partir d’un plat qu’il adore, style quiche, pizza ou lasagnes et y introduire un peu de légumes. De quoi faire des repas enfin des fleuves beaucoup plus tranquilles !

A lire :
[amazon-product text= »Les enfants, à table ! : Comment transmettre à vos enfant de bonnes habitudes alimentaires » type= »text »]2081232626[/amazon-product], du Docteur Patrick Serog, éditions Flammarion
[amazon-product text= »Cest l’enfer à table ! : Quand les repas de l’enfant sont difficiles » type= »text »]2212549474[/amazon-product],  de Laurence Haurat, éditions Eyrolles

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  1. Olivier - Je suis papa !

    Mychoup’ n’a que quelques mois mais nous l’amenons progressivement à découvrir un maximum de saveurs différentes. En espérant que cet apprentissage aura un impact plus tard…

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