Pour ou contre l’obligation vaccinale ?

l'obligation vaccinale

Depuis le 25 janvier 2018, onze vaccins, à pratiquer dans les dix-huit premiers mois de Bébé, sont désormais imposés aux parents. Une décision qui divise, autant chez les membres du corps médical que chez leurs patients. Ma Famille Zen a décidé de vous donner la parole sur ce sujet controversé qu'est l'obligation vaccinale…

LES POUR L’OBLIGATION VACCINALE:

L’avis du parent : Angélique, 36 ans, maman de 3 enfants,

« Je crois en l’efficacité des vaccins, je suis infirmière et j’ai vu des personnes non vaccinées touchées par des pathologies normalement éradiquées… Le vaccin permet d’éviter les risques liés à celles-ci. J’admets qu’on soit perplexe car un vaccin n’est pas anodin mais au même titre que le sont de très nombreux médicaments, y compris des choses aussi basiques que du paracétamol. Je trouve absurde de mettre en danger ses enfants. C’est de l’inconscience ou un manque d’information. Mes trois enfants ont été vaccinés durant leurs premières années de vie, ils ont eu l’ensemble des vaccins obligatoires et ont certes eu des réactions mais uniquement des choses normales, comme des pics de températures ou de la fatigue. Pour moi, il est nécessaire de combattre les arguments des militants anti-vaccins en leur montrant la gravité de certaines maladies qui n’existent plus chez nous mais perdurent dans les pays en développement, en témoignant des souffrances qu’elles occasionnent chez les personnes qui les contractent allant parfois jusqu’à la mort, en pointant enfin le fait que le pourcentage d’individus concernés par les effets secondaires des vaccins est en réalité très faible. Si jamais on instituait une vaccination à la carte, toutes les maladies réapparaîtraient »

 

L’avis du médecin : Docteur Fouzia Mantout, généraliste à Vanves

« La vaccination a sauvé des millions de vies humaines et aujourd’hui il me semble important de le rappeler à la population générale. Il est de notre devoir, à nous professionnels de santé, de la mettre en œuvre et de décrypter auprès de nos patients le pourquoi cette obligation. La recommandation vaccinale n’a pas suffi à éradiquer certaines maladies graves et contagieuses comme par exemple la rougeole et il est inacceptable d’en mourir en 2018. A nous, praticiens de santé d’expliquer et de convaincre ceux qui peuvent être réticents à s’y soumettre ! Je peux comprendre certains arguments comme par exemple celui qui consiste à dire que le principe de la contrainte risque d’augmenter la méfiance face à la vaccination. Par contre, je refuse d’entendre les points de vue de ceux qui, sans documentation ni preuve scientifiques tangibles, attaquent les vaccins en disant qu’ils ne se servent que les intérêts de laboratoires pharmaceutiques ou les accusent de contenir des sels d’aluminium…Une baisse de la couverture vaccinale en France nous exposerait à une grande recrudescence des maladies infectieuses et une augmentation franche de la mortalité infantile, en un mot à une catastrophe sanitaire ! »

 

LES CONTRE L’OBLIGATION VACCINALE:

L’avis du parent : Marie, 52 ans, 4 enfants

« Je suis opposée à l’obligation vaccinale à cause des effets constatés sur mes enfants et parce que je n’aime pas la vente forcée (qui fait le beau jeu des laboratoires) : je veux bien faire le vaccin des oreillons à mon fils avant sa puberté, je ne vois pas l’intérêt de faire vacciner contre la rubéole qui concerne les femmes enceintes, ou contre la rougeole. De même, lorsque l’on vaccine contre le tétanos, je ne vois pas l’intérêt de vacciner en même temps contre la coqueluche. A propos de de la rougeole, on nous raconte qu’il y a une « pandémie », quand on regarde les chiffres : il y a eu dix morts en dix ans, je n’appelle pas ça une pandémie mais un mensonge. Je déteste me sentir manipulée. Idem quand on nous dit que les vaccins sont absolument sans risque et sans effet secondaire, c’est un mensonge. Ma seconde fille eu une boule noire dans la fesse après le BCG et faisait des pics de fièvre énormes tous les mois, que je n’ai réussi à vaincre qu’avec l’homéopathie. Mon fils, après un DT Polio a eu le bras qui a triplé de volume. Il a failli le perdre. Là aussi, seule l’homéopathie a fonctionné. Cela m’a « vaccinée » contre les vaccins. Autant vous dire que c’est compliqué de résister face aux médecins traitants, à l’infirmière du collège… En même temps, je reconnais que si l’un de mes enfants meurt de l’une des maladies pour lesquelles il existe un vaccin, je n’aurai que mes yeux pour pleurer. Pour moi il ne s’agit pas d’avoir un total libre choix : le DTPolio me semble très bien. Si les vaccins étaient séparés, je pense que les parents réfléchiraient plus au fait de vacciner »

 

L’avis du médecin : Dr Christian Lehmann, généraliste à Poissy

« Je m’y oppose d’abord parce que je pense que cette décision aura l’effet inverse de celui escompté. Certains vaccins sont très utiles mais pas tous et il est beaucoup plus judicieux selon moi de les pratiquer au cas par cas selon le profil des patients : les vaccins contre les pneumocoques peuvent être indiqués chez les enfants asthmatiques et chez ceux qui sont sujets aux bronchites mais ça ne sert à rien de les généraliser. Certaines vaccinations ont en outre un rapport bénéfices/ risques très discutable : celui contre les rotaro-virus, qui a été recommandé jusqu’en 2015 provoquait parfois des invaginations intestinales. Et aucun indice concret ne nous prouve que le vaccin HPV contre le cancer du col de l’utérus diminue vraiment la mortalité. Un autre élément illustre le non-sens qu’est l’obligation vaccinale : pendant des années, seuls trois ont été obligatoires et nous n’avons pas été pour autant décimés ! En tant que praticien, vous avez deux choix, imposer ou discuter : je préfère la seconde solution. Je déplore également qu’il y ait autour de cette mesure un déferlement d’éléments de langage qui ont but pour de masquer les erreurs du gouvernement et la Direction Générale de la Santé, notamment l’énorme raté de Roselyne Bachelot autour du H5N1 et les ruptures de stocks que l’on a constatées pendant des mois et des mois pour les trois vaccinations qui étaient jusqu’ici obligatoires. Les parents qui voulaient par exemple faire le ROR étaient souvent confrontés à des indisponibilités. Pour ne pas dire qu’ils sont responsables de cette situation, les pouvoirs publics se cachent derrière cet écran de fumée de l’obligation vaccinale. »

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  1. Et bien chacun devrait pouvoir choisir mais je pense ke les vaccins sont Kand meme utile parfois et dans certaines maladie grave obligatoire. De p,us le corps médical connaît mieux ke nous C’est un sujet très important

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