Un levier pour se remotiver : le bilan d’orientation scolaire

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Psychopédagogue, enseignante et formatrice, Brigitte Prot part en quête des talents des ados qu’elle reçoit. Son parcours l’a amenée à développer un outil spécifique : le Bilan et l’itinéraire de motivation et d’orientation©. L’approche est dite « personnalisée, systémique et maïeuticienne ». Gros plan sur un métier d’utilité publique.

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Qu’est-ce que l’approche systémique ?

Cela signifie simplement que je prends en compte tout l’environnement du jeune, familial, social, pour l’aider à affiner ses décisions.

Qui fait appel à vous ?

Des parents ou des associations de parents qui regroupent les demandes. J’interviens également dans certains lycées, dans plusieurs villes de France.

Quelles sont les qualités essentielles dans votre métier ?

Il faut à la fois posséder un solide bagage psychologique et une bonne connaissance de l’enseignement supérieur. Les établissements post-bac sont très nombreux et font évoluer leur offre chaque année. Par exemple, beaucoup de cursus en alternance se développent actuellement, notamment au niveau des Masters.

Comment se déroule un bilan d’orientation ?

Tout d’abord, j’invite les parents à parler de la façon dont ils voient leur enfant. Ils évoquent leurs attentes, parfois leurs inquiétudes. Puis, ils s’éclipsent. J’amène le principal intéressé à s’exprimer à son tour. J’utilise un outil mis au point spécialement pour sa tranche d’âge. Nous explorons ensemble ses atouts, centres d’intérêt, matières préférées ainsi que le fonctionnement de sa motivation. Nous relevons aussi ses compétences personnelles comme celles liées au digital ou au multitasking. De plus, les sports qu’ils pratiquent ou les activités créatives lui procurent souvent des qualités dont il n’a pas forcément conscience.

Comment les amenez-vous à formuler des hypothèses réalistes ?

Nous abordons bien sûr la question des freins, des contraintes par exemple en termes de mobilité. Récemment, j’ai eu le cas d’un élève de Terminale qui ne pouvait pas entrer directement à Science Po car il n’avait acquis de réelles méthodologies de travail. Il a réussi à trouver une place en prépa pour pallier ce manque.

Et la restitution des résultats ?

A la fin de la séance, un bilan oral est communiqué aux parents et au jeune. Quelques jours plus tard, ils reçoivent une trace écrite très détaillée. Celle-ci comprend une sélection des secteurs dans lesquels le potentiel de l’adolescent pourra s’exprimer au mieux.

Que se passe-t-il quand plusieurs choix possibles émergent ?

Nous laissons un certain laps de temps pour le discernement. J’encourage la personne à mener des enquêtes de terrain. Par exemple, je l’envoie poser des questions précises sur des stands très ciblés de certains salons.

Quels sont les critères des écoles supérieures pour recruter candidats ?

Avec le système APB, les écoles ont accès, lors des premiers vœux, aux bulletins des trois trimestres de Première et le premier trimestre de Terminale. Elles sont particulièrement sensibles à la progression régulière des résultats sur l’ensemble des matières.

A quel moment de la scolarité préconisez-vous des bilans ?

La fin de la seconde me semble le moment le plus propice pour s’interroger sérieusement.

Quel est l’impact Impact du bilan sur la scolarité ?

J’ai des retours qui indiquent que le bilan provoque une reprise plus assidue du travail à la maison. Le bilan conduit à une prise de conscience de l’importance des notes pour pouvoir être libre de choisir.

Pourquoi aller consulter une consultante dans un cabinet privé ?

A mon sens, L’Education Nationale n’offre pas de réelle prestation individualisée qui tienne compte de l’adolescent dans sa globalité. J’ai l’exemple d’une jeune fille qui a passé un test informatisé dans un CIO. Il en est ressorti que son atout majeur était la communication. L’ordinateur lui a annoncé qu’elle était faite pour se lancer dans une voie commerciale. Or, nous avons étudié ensuite son profil. Et la voie qui a été validée était le métier d’institutrice. Le test automatisé ne tenait compte ni de sa personnalité, ni de ses désirs.

Pourquoi certains jeunes se retrouvent mal orientés ?

Certains traînent leur dossier scolaire comme un boulet. Les notes sous la moyenne, les absences, les remarques sur le comportement ferment des portes. Or, selon moi, les parents, les encadrants ont une forte responsabilité dans les difficultés scolaires. J’observe parfois un manque d’affirmation de leur part qui nuit à la poursuite des efforts.

Percevez-vous des différences de préparation aux études supérieures en fonction du milieu social ou du type d’établissement fréquenté ?

Oui, en général, les parents connaissent très mal tout l’éventail des voies possibles. Cela est d’autant plus marqué dans les milieux les moins favorisés. De plus, en fonction des dirigeants des lycées, certains établissements préparent beaucoup mieux aux études supérieures. Il me semble que nous sommes encore loin d’une réelle égalité des chances.

Vous pouvez contacter Brigitte Prot via le site www.brigitte-prot.fr

L’analyse graphologique : une approche parallèle pour choisir son orientation

« L’orientation est une question qui commence à l’adolescence et se termine à la fin de la vie ! Tant qu’on est vivant, qu’on a des projets et qu’on avance, on s’oriente ! » affirme Victoire Dégez.

Selon cette praticienne diplômée de la SFDG (www.graphologie.asso.fr), l’étude de l’écriture livre une compréhension très fine de la personnalité, des motivations profondes et des besoins. Par exemple, elle aide à détecter des talents de créativité, de management souvent peu valorisés dans la vie scolaire et familiale. Elle représente une ressource précieuse quand la personne se connaît mal, quand elle se surévalue ou se sous-évalue.

Il arrive aussi que certains jeunes ne soient pas du tout habitués à l’introspection, qu’ils aient du mal à communiquer, dire qui ils sont, ce qu’ils aiment, ce qu’ils ressentent. L’analyse graphologique apporte des clés pour saisir la forme d’intelligence privilégiée par l’individu. Victoire Dégez intègre cette approche dans une panoplie d’outils d’aide à la connaissance de soi.

Comment se déroule un bilan d’orientation avec étude graphologique ?
L’adolescent remplit un dossier et l’envoie au moins une semaine avant la rencontre. Celui-ci comprend une série de tests comme des questionnaires projectifs ou des listes de préférences professionnelles. Il comporte aussi une lettre, manuscrite bien sûr.

L’entretien de restitution dure 2h30 avec la présence des parents lors de certaines séquences.
Victoire Dégez compare le métier de conseillère en orientation à celui de tailleur et s’applique à faire du sur-mesure. Elle croise la personnalité, les désirs avec la réalité (contraintes financières, familiales, scolaires, géographiques, etc.).

Le bilan coûte moins de 300 euros… et aide à gagner de précieuses années après le bac.

www.victoire-degez-conseil.fr

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