Burn out maternel : la loi du silence ?

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Par Lola Payet le

maman épuisée, comment se sortir d'un burn out maternel

Alors qu’une maternité épanouissante et heureuse est une aspiration collective, entre la fatigue chronique, le stress accablant, la culpabilisation et l’irritabilité, bien des femmes endurent en silence une souffrance physique et psychologique durant cette période. On parle en l’occurrence de « burn out maternel », un syndrome d’épuisement général qui touche bon nombre de parents. Face à la loi du silence qui entoure ce phénomène, beaucoup de femmes n’osent toujours pas aborder ce sujet avec leur entourage. Mais pourquoi ce sujet est-il toujours un tabou ? Quelles solutions pour être bien accompagné et aidé ?

Burn out maternel : définition

Auparavant réservé au monde professionnel, le terme de burn out tend aujourd’hui à être employé dans la sphère privée, en particulier dans le domaine de la maternité. Il n’y a effectivement pas plus grand bonheur que d’être parent, mais entre ce que l’on a projeté et la réalité, on doit faire face à une multitude de difficultés que l’on n’a pas nécessairement anticipées. La fatigue physique et émotionnelle qui n’est pas ou très peu soulagée par le repos, le manque de sommeil, l’absence d’un véritable soutien, la répétition des urgences, la pression incessante, l’obligation de veiller à ce que tout se déroule à merveille à la maison et dans la vie de couple… sont autant de points qui peuvent à la longue pousser une jeune mère au bord du « pétage de plomb ». C’est à partir de ce moment que survient le « burn out maternel ».

Dans les faits, ce syndrome d’épuisement tant physique que psychologique se traduit par une fatigue extrême, un stress chronique, une dépression accablante, une perte d’épanouissement, une envie de tout abandonner et un besoin d’isolement, des idées noires, voire dans le pire des cas, des maltraitances et négligences à l’égard de l’enfant.

Jusqu’à aujourd’hui, ce syndrome demeurait tabou et largement sous-estimé. Or il concerne beaucoup plus de parents qu’on le croit. De plus, à l’opposé du burn out professionnel qui peut être traité efficacement (en arrêtant ou en changeant de travail par exemple), le burn out maternel se révèle plus difficilement réversible. Qui plus est, il est difficile pour une mère qui en souffre d’en parler à son entourage, à sa famille, et même à son conjoint, par peur d’être jugée, ce qui ne ferait qu’aggraver les choses.

Selon les spécialistes, environ 5 % des parents auraient aujourd’hui franchi le cap du burn out parental…

Une application de gestion du stress pour aider les mamans épuisées

S’il a été constaté que le burn out maternel est difficilement réversible, c’est qu’il n’existe jusqu’à aujourd’hui aucun traitement médicamenteux miracle pour le vaincre. Mais cela ne veut pas pour autant dire qu’il est une fatalité. Certains médecins prescrivent l’utilisation d’anxiolytiques ou d’antidépresseurs, mais ces solutions médicamenteuses ne ciblent malheureusement que les troubles accompagnant le burn out. Elles ne peuvent donc pas s’attaquer aux racines mêmes de ce syndrome. Or un traitement efficace contre le burn out s’attaque à la fois aux causes et aux symptômes. Les méthodes naturelles sont donc à privilégier.

Certains professionnels du burn out ont fait le choix de partager ces techniques au travers d’une application mobile anti-stress, comme l’excellent Feel-good.space qui a été spécialement développé pour aider les parents à combattre le stress, l’anxiété et le burn out. L’objectif : les aider à vaincre ce syndrome d’épuisement sans recourir à des solutions médicamenteuses. Et puisque le tabou du burn out maternel persiste toujours, on peut faire de cette application un allié du quotidien pour éviter de craquer au moment où l’on s’y attend le moins.

burn out maternel

Une application anti-stress est une solution qui, à travers des programmes pensés et conçus par des thérapeutes diplômés spécialistes du burn out, accompagne les parents surmenés en les aidant à combattre efficacement le stress ainsi que les autres facteurs qui favorisent ce syndrome.

Où qu’ils soient, peu importe l’heure, ses utilisateurs peuvent y accéder depuis leur smartphone et profiter pleinement des séances proposées sous forme de méditation, de relaxation, d’hypnose, de cohérence cardiaque, de battement binaural, ainsi que d’autres disciplines visant à traiter naturellement les causes et les symptômes du burn out.

Cette catégorie d’application peut accompagner les mères qui souffrent de burn out parental dans chaque étape jalonnant leur combat contre ce syndrome d’épuisement physique et psychologique : éloignement, repos, gestion du stress, travail de la capacité cognitive, regain de plaisir, activité sportive, changement des comportements, amélioration de la qualité du sommeil, prise de décision, etc. Grâce à cet outil applicatif, elles profitent de l’accompagnement de spécialistes depuis leur smartphone ou tablette, une aide nécessaire en cas de burn out sévère.

Pourquoi le burn out maternel est-il si tabou ?

La première raison qui explique le tabou autour de ce syndrome, tabou qui persiste encore aujourd’hui, concerne les attentes de la société vis-à-vis des femmes. Celles-ci se révèlent en effet très exigeantes :

  • elles doivent s’accomplir dans leur vie professionnelle sans pour autant bénéficier des mêmes rémunérations ni des mêmes responsabilités que les hommes
  • elles doivent s’épanouir dans leur vie de couple, leur vie familiale, leur sexualité, etc.
  • elles doivent mener une vie culturelle et sociale aussi riche que diversifiée…

En bref, ces femmes doivent tout gérer, y compris les tâches ménagères, tout en gardant le sourire et en assurant leur rôle de mère. La pression est donc oppressante et les impératifs ne cessent de se multiplier, on parle alors de la fameuse charge mentale. Il n’est donc pas surprenant que beaucoup d’entre elles craquent dans la sphère intime, jusqu’à subir le burn out parental.

Une autre raison explique le tabou qui entoure ce mal-être. La majorité des parents considèrent leur enfant comme la vitrine de leur vie de couple, ou encore le symbole d’un modèle familial harmonieux. Ainsi, pour ces parents, et ces mères en particulier, le burn out est considéré comme un échec. Et malgré l’effondrement physique et psychique qu’ils ressentent, ils préfèrent cacher leur épuisement, motivés par un sentiment de peur et de honte.

Prévenir l’épuisement maternel

Selon les professionnels du burn out maternel, ce syndrome d’épuisement que ressentent moult parents est favorisé par la conception idéalisée du parent parfait. Lorsque l’on devient parent, il faut admettre dès le départ qu’un parent parfait n’existe pas, a fortiori une mère parfaite. Ponctuellement, on a tout à fait le droit s’énerver, d’être impatient, ou de commettre des erreurs, tout simplement.

Tout cela est naturel puisque l’on n’est pas parfait. Dès que l’on se sent sombrer, il ne faut pas hésiter à en parler et à dialoguer avec ses proches, idéalement avec une autre mère.

En évitant de s’isoler et de se renfermer, on constatera rapidement que ce que l’on endure est humain, et finalement assez commun. Pour se préserver du burn out maternel, on doit ainsi essayer autant qu’on le peut de lâcher prise en déléguant certaines tâches, que ce soit à son partenaire, à sa mère, à sa meilleure amie, ou encore à une baby-sitter. Il convient aussi de s’offrir plus de temps de répit où l’on se retrouve avec soi-même, et faire des activités qui font plaisir : balade, shopping, lecture, sport, massage…

Enfin, il ne faut pas hésiter à consulter un spécialiste du burn out et/ou se faire accompagner par des solutions anti-stress.

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