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Emmener son enfant chez le psy

Par Martine Valton Jouffroy - Mise à jour le

Il n’est pas toujours facile d’emmener son enfant chez le psy, même si l’on sait que ça va aller mieux après. Comment prendre la décision et qui l’accompagne ?

Les motifs de consultation ?

Ces motifs sont multiples et de nombreux enfants sont confrontés au divorce de leurs parents, à la maladie d’un proche, à un décès… Une baisse tangible et durable des résultats scolaires fait également partie des signaux qui alertent les parents, tout comme des changements brusques de la personnalité de leur enfant, des problèmes d’énurésie, des troubles de la concentration ou du sommeil, des manies qui reviennent sans cesse, des caprices ou des colères de plus en plus fréquents… Les bagarres ou les violences à la crèche ou à l’école peuvent être déjà très tôt repérées.

Désormais, les parents sont attentifs et n’hésitent pas à consulter. Il y a encore peu, c’était plutôt l’école qui suggérait une rencontre avec un psychologue. Aujourd’hui, consulter un psy se banalise de plus en plus : les parents ont dépassé le sentiment de honte ou d’humiliation : leur demande est d’être éclairé pour pouvoir aider leur enfant.

Le premier rendez-vous ?

En dehors de la prise de contact, il permet de soulager et déjà de réfléchir. Sauf que, il arrive souvent que des parents ne viennent pas ensemble. Mais il est important de les rencontrer même de façon séparée, car l’enfant est pris dans son histoire familiale et généalogique qui est importante à retracer.

Au début de ce premier rendez-vous, il faut demander a l’enfant si il sait pourquoi il vient, ce qu’il en pense et puis après il est important de parler avec ses parents devant lui. Un dessin ou un jouet lui permet aussi de mettre en acte ce qui est dit devant lui.

Agir ainsi, c’est donner une chance à chacun de s’exprimer, de donner son point de vue et de montrer à l’enfant que tout le monde a envie de l’aider. Cela permet également de voir comment l’enfant accepte cette discussion et les propos tenus. Si, par contre, l’histoire de ses parents demande plus d’intimité, il est souhaitable de les voir sans l’enfant à une date ultérieure. Tout ne doit pas être dit devant lui et il n’a pas non plus à rester dans la salle d’attente. Certains parents veulent voir le thérapeute avant d’amener l’enfant et c’est possible, sauf pour le cas d’un adolescent, qui doit être informé dès le démarrage de ce que ses parents font pour lui.

Le thérapeute et l’enfant

Tout ce que dit l’enfant est strictement confidentiel ! Quand les parents entrent à la fin de la séance pour payer, et si quelque chose semble important à partager avec eux, il faut poser la question à l’enfant, sinon il n’y a pas de raison de partager quoi que ce soit.

Pendant ces rendez-vous, le premier surtout, l’inconscient de chacun est mobilisé. Beaucoup de choses se jouent, en termes de désirs, de projections, de lâcher-prise, de distance… Certains parents se sentent coupables de ne pas y arriver seuls, mais la plupart d’entre eux ressentent un soulagement à l’idée de ne plus être seuls à chercher une solution au mal-être de leur enfant.

En revanche, mettre un terme à la thérapie est une décision que l’on prend conjointement avec l’enfant et ses parents, en fonction de la situation. Et s’il arrive que l’enfant n’ait plus envie de venir, il doit y avoir un dernier rendez-vous pour clôturer, mais aussi pour expliquer au parent qui l’accompagne qu’il prend lui aussi la responsabilité d’arrêter.

Pour aller plus loin :

https://conseilseducatifs.wordpress.com

• Maman, pourquoi je dois aller chez le psy ? -  www.priceminister.com

www.psychologue.fr/enfant

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