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Collège : lui permettre de se motiver au deuxième trimestre

Par Brigitte-Prot - Mise à jour le

Au collège, le deuxième trimestre est un moment-clé où tout peut basculer. D’un côté ou de l’autre. Mi-temps de l’année scolaire, février-mars est une période favorable à la (re)motivation. Les vacances permettent de « respirer » et le deuxième conseil de classe offre une occasion de « rebondir » pour la dernière ligne droite.

Il s’agit de l’aborder comme un nouveau départ vers la ligne d’arrivée en juin. Il décidera de la prochaine année scolaire. Le second trimestre constitue un cap essentiel pour développer la motivation de l’enfant ou de l’adolescent. Pour cela, il a besoin de réponses à la question : «Que faire progresser et comment ? ».
Deuxième trimestre : trois leviers 

Un niveau scolaire connu

A cette étape de l’année, le nombre d’évaluations est suffisant pour avoir des repères, quant au niveau, au travail et à l’attitude, depuis septembre. L’enfant ou l’adolescent a accès aux informations nécessaires pour progresser, ce qui le sécurise.

La dernière ligne droite

L’échéance finale se rapproche et les objectifs se clarifient : cap vers le dernier conseil de classe… C’est le moment ou jamais de « s’y mettre », si la première période a été décevante. Pour beaucoup d’enfants et d’adolescents, c’est le moment du « réveil » de la motivation, lié à une prise de conscience personnelle. Pour d’autres, c’est devenu un rituel : « Moi, comme d’habitude, je m’y mets au mois de mars ! », disait Alex…

Une nouvelle mise en projet, comme une nouvelle rentrée

Après le bilan des mois précédents, repartir sur de nouvelles bases avec des objectifs précis et de nouvelles habitudes de travail permet à l’enfant et à l’adolescent de développer une nouvelle énergie.

Trois attitudes pour permettre à votre collégien de se remotiver

Dédramatiser et envisager le deuxième trimestre comme un tremplin

« En février, rien n’est joué ! », affirmait Loïc, élève de 4ème. Il n’est en effet pas trop tard pour progresser. C’est l’étape des vœux à formuler pour l’année prochaine. Et non celle de la décision : il reste quelques mois pour faire ses preuves

Beaucoup de parents, voyant que le niveau de leur enfant est insuffisant, se sentent découragés au moment de rédiger les vœux. Au lieu de prédire un redoublement inévitable dès février, il vaut mieux considérer son niveau réel, ses compétences et ce qui lui reste à accomplir d’ici le mois de juin. Sinon, il pourrait se décourager et abandonner tout effort, estimant que « c’est inutile ».

C’est le moment de l’aider à ne pas confondre hier, aujourd’hui et demain. La première période de l’année est passée. Il est temps de tourner la page si elle n’était pas concluante. Et de toutes façons, poursuivre les efforts entrepris. Pas le moment de (re)lâcher, en tous cas ! C’est la période où les apprentissages s’intensifient en s’appuyant sur le parcours effectué depuis septembre.

Prendre le temps avec lui d’un « état des lieux »

Le confronter à sa réalité scolaire. Afin qu’il se rende compte des attentes des enseignants et de ses besoins réels par matière. Lire avec lui les commentaires et appréciations sur ses bulletins et copies. Les consignes et les critères d’évaluation, afin qu’il comprenne le sens de ses notes. C’est-à-dire ce qu’il a su faire (ses compétences et connaissances) et ce qu’il lui reste à faire. Par exemple, il a obtenu 8/20 à son dernier devoir de français : à quoi correspondent les huit points ? Que faut-il travailler et comment, pour obtenir 10 au prochain devoir, puis 11, puis 12…

Il est essentiel que cet état des lieux soit effectué dans le dialogue. Sans jugement de valeur sur la personne de l’enfant. Il s’agit de constater le niveau scolaire actuel qui permet à l’enfant d’avancer en prenant confiance en son potentiel. C’est une étape de « ré-ancrage » de l’estime de soi. En tant qu’élève capable de progresser et d’atteindre ses objectifs au cours des prochains mois.

Communiquer avec les enseignants permet de comprendre davantage ce que l’équipe pédagogique attend de son enfant.

Fixer des objectifs accessibles et des échéances claires

Pour se (re)motiver, l’enfant ou l’adolescent a besoin de réponses à quelques questions. Qu’attend-on exactement de lui ? Quelles matières travailler en priorité ? Que changer dans son comportement, son attitude ? Dans ses méthodes et outils de travail ?

L’aider à définir sur quoi porter concrètement ses efforts (s’il a l’impression de n’avoir aucun repère ni cadre, il risque de baisser les bras).

Ensuite, établir avec lui un planning matérialisé, avec objectifs et échéances : « pas seulement dans sa tête », disait Colin. Lisible, sur le mur ou le bureau dans sa chambre, et dans l’agenda ou le cahier de textes. Il est essentiel pour lui de « voir » à la fois l’échéance finale (la date du dernier conseil de classe). Et chaque étape de progression à valider (le 15 mars, exposé en SVT, rédaction et contrôle de mathématiques,..). Ainsi, l’enfant ou l’adolescent sait à tout moment où il en est. Particulièrement dans les matières où des progrès importants sont attendus.

4. L’aider à se (re)mettre en projet

La période de février-mars correspond à une intensification des attentes des enseignants, en termes de méthodes, de contenus et de consignes. C’est la période centrale de l’année qui permet un ancrage vers un nouveau projet scolaire.

L’état des lieux a permis de rendre lisible le niveau réel de l’enfant ou de l’adolescent et son parcours depuis septembre. À partir de là, il a besoin d’être aidé pour se (re)mettre en projet. Grâce à la reconnaissance de ses nouvelles compétences et de ses besoins actualisés. En évitant certaines expressions polluantes, susceptibles de le démotiver : « C’est insuffisant, il faut travailler plus, te motiver »,  « c’est ta dernière chance, après il sera trop tard,… ».

Sur la dernière ligne droite, accompagner son enfant suppose d’instaurer des « rendez-vous » avec lui. Et un suivi de ses apprentissages qui le sécurise. Cela signifie avoir une lisibilité claire de sa progression, ne pas laisser s’installer les difficultés et y remédier au plus tôt.

Se rendre attentif aux différentes étapes permettra d’éviter les surprises, au mois de juin.

Brigitte Prot

Psychopédagogue, enseignante et formatrice, elle a conçu la méthode du Bilan-Itinéraire de motivation et d’orientation®, fondée sur une approche personnalisée et systémique de chaque situation scolaire.
Elle Intervient régulièrement à l’Institut Supérieur de Pédagogie de Paris, où elle participe à une recherche-action sur le thème du lien «parents-professionnels de l’école ».

Engagée auprès de tous les acteurs concernés par la motivation et l’orientation scolaires, elle propose aux professionnels de l’enseignement et de l’éducation, aux élèves, aux étudiants et à leurs parents des réponses à la question : « Comment aider enfants et adolescents à se motiver, aujourd’hui ? »

Brigitte PROT est l’auteur de « Profession : motivatrice – Réveiller le désir d’apprendre » (Éd. Noêsis, 97), de « J’suis pas motivé, je fais pas exprès ! » (Éd. Albin Michel, 03), et co-auteur de « École : changer de cap » (Éd. Chronique sociale, 07). Elle a également publié des guides d’accompagnement pour les parents, dans la collection « Tout savoir» des éditions Hatier, qui concernent toutes les classes du Primaire et du Collège.

Lieu de consultation : Paris-Montparnasse
Contact : 01 43 26 90 04  – motiv@brigitte-prot.fr
Plus d’informations sur www.brigitte-prot.fr

Brigitte Prot – Psychopédagogue, enseignante et formatrice, elle a conçu la méthode du Bilan-Itinéraire de motivation et d’orientation®, fondée sur une approche personnalisée et systémique de chaque situation scolaire.

Elle Intervient régulièrement à l’Institut Supérieur de Pédagogie de Paris, où elle participe à une recherche-action sur le thème du lien «parents-professionnels de l’école ».

Engagée auprès de tous les acteurs concernés par la motivation et l’orientation scolaires, elle propose aux professionnels de l’enseignement et de l’éducation, aux élèves, aux étudiants et à leurs parents des réponses à la question : « Comment aider enfants et adolescents à se motiver, aujourd’hui ? »

Brigitte PROTest l’auteur de « Profession : motivatrice – Réveiller le désir d’apprendre » (Éd. Noêsis, 97), de « J’suis pas motivé, je fais pas exprès ! » (Éd. Albin Michel, 03), et co-auteur de « École : changer de cap » (Éd. Chronique sociale, 07).

Elle a également publié des guides d’accompagnement pour les parents, dans la collection « Tout savoir» des éditions Hatier, qui concernent toutes les classes du Primaire et du Collège.

Lieu de consultation : Paris-Montparnasse

Contact : 01 43 26 90 04  -  brigitte.prot@wanadoo.fr

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  1. motivation au travail

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